samedi 10 juillet 2021

CRACHER EN L’AIR


 

« Quand tu craches en l’air, ça te retombe souvent sur la gueule ». Vieille sagesse dont Manu fait les frais.

 

Manu avait parié et continue de parier sur une victoire contre MLP. Pour affaiblir l’adversaire, on détruit sa pensée. Classique. Pas que MLP pense abondamment, ça se saurait. Mais dans l’héritage paternel, il y avait la Nation. Détruisons donc la Nation pour détruire l’héritage. Pour ça, il y a eu les slogans où le N de la Nation devenait « haine ». Ça plaisait bien, ça renvoyait à Vichy et même à l’OAS. C’était que de la com’ mais de la com’ efficace. Après, on a eu droit aux « souverainistes » qui étaient des nationalistes sans Nation. Tout le monde a aimé les souverainistes, même eux car ils se séparaient finement de MLP.  Tu dis comme tu veux mais sans oublier que la Nation, c’est le domaine des fafs. Oublions la Nation.

 

Lundi, Manu va parler. Sur les télés, ça gazouille. Que va t’il dire ? Ecoutez les journalistes, ils savent déjà. Nous sommes menacés par le manque de sentiment national qui met en péril le succès de la campagne vaccinale. C’est pas dit aussi clairement et ça circonvolute grave. La France, la République, le pays, tout est utilisé pour ne pas employer le gros mot. Seuls quelques débutants se laissent aller à parler de « territoire national ». Les rédac’chefs veillent.

 

Et donc Manu va changer de vocabulaire. Manu, ses partisans et la presse. Va falloir réintroduire la Nation dans le lexique sans réintroduire MLP dans la pensée. Le Vieux doit se marrer. Et pour beaucoup d’électeurs, ça va être un féroce changement d’amures. Le « vivre ensemble » était donc la Nation ?

 

Ben oui. Quoi d’autre ?Quand t’as bâti ta carrière sur la destruction de la Nation, tu prends un vrai risque. D’où le titre…..

 

  

vendredi 9 juillet 2021

LA VICTOIRE DE BOUDON

 Si je ne le fais pas, personne ne le fera. Je dédie ce billet à une mignonne imbécile science potarde qui m’a reproché au cours d‘une interview de vouloir relancer le classico Bourdieu-Boudon. L’opposition entre Bourdieu et Boudon était une disputatio au sens médiéval. Lui donner le nom d’un match de football marquait les limites de la gisquette et signait le lieu de son enseignement

 

Donc, je dois le dire.. Boudon a gagné. Et le Covid a été l’arbitre du « Classico ».

 

Dans son testament sociologique, Raison, Bonnes raisons, Boudon explique soigneusement que la prise de décision rationnelle n’existe pas et détruit avec gourmandise le modèle de l’utilité espérée. Livre que personne n’étudie. On forme des décideurs, c’est pas pour leur apprendre qu’ils feraient mieux de jouer aux dés. La manière dont la décision est prise compte autant que la décision elle-même

 

Depuis deux ans, les divers gouvernements (le notre ne fait pas exception) enchainent donc les décisions rationnelles que le virus rend caduques sitôt que prises. L’analyse de Boudon était juste. Face à ce désastre intellectuel, il n’est qu’une solution : multipller les décisions. Noyée dans un océan de bétises mineures, la sottise majeure disparaitra ou s’estompera.

 

Les politiciens pensent avoir été élus pour agir et n’imaginent pas que l’inaction est aussi une action. Il faudrait qu’ils soient capables de discriminer action et agitation. Essayez donc d’expliquer à un aréopage de conseillers ministériels qu’attendre c’est agir. Ce que savent les scientifiques, les militaires et les paysans. Et ce que peut comprendre le peuple.

 

Au sortir de leur réunion, les politiciens et leurs conseillers m’évoquent le troupeau de vaches que cousin Auguste ramenait à la ferme. Le groupe de placides bovidés occupés à transformer en fumier d’avenir le bol alimentaire du présent est aiguilloné de journalistes soucieux d’action qui ne peuvent attendre la nécessaire digestion. Leur métabolisme est lié au présent et ils veulent obtenir la défécation agissante avant la réflexion digestive. Cousin Auguste observait les bouses d’un œil attentif et changeait de paturage.

 

Le peuple imite cousin Auguste et donne raison à Boudon. Il grommelle « Tous des cons » et s’abstient de voter. Personne ne reproche au gouvernement son inaction mais seulement l’inutilité de son action. Ce qui n’est pas la même chose. Ne rien faire peut être utile. C’est l’un des enseignements de Boudon. Avec une prémisse : la parfaite connaissance de tous les paramètres, Ce qui n’advient jamais, chacun sélectionnant dans le sac ce qu’il connaît le mieux.

 

Tout ceci étant dit, je suis tranquille. Personne ne déboulonnera la statue de Bourdieu ; la décision est trop difficile à prendre. On attendra trois siècles. Comme pour Colbert.

lundi 28 juin 2021

LE REGRET DES COLONIES

 Le mec, il est tout noir, il a l’accent de Michel Leeb : La France, c’était mon rêve. La journaliste, elle mouille. Le rêveur black, c’est bon pour l’Audimat.

 

Je rappelle à l’oncle Tom francophone que son rêve, il l’a eu, jusqu’en 1962. Ça s’appelait la colonisation. Son peuple a décidé qu’il pouvait se passer de la France. Fort bien ! La réciproque est vraie. Tu nous as  virés nous donnant de facto le droit de te virer. La queue des migrants à nos frontières nous dit avant tout leur regret de ne plus être colonisés.  Rengaine ta pseudo-indignation et examine la phrase froidement. Et s’il te plait ne cherche pas des arguments de curé laïque  avec de la dignité et de la compassion. La dignité ne remplit pas les assiettes.

 

Les peuples africains n’ont pas vu qu’ils étaient manipulés par une classe intellectuelle qui désirait récupérer le pouvoir des colons afin d‘organiser eux mêmes le pillage de l’Afrique, à leur profit, au profit de leur clan et des nations amies qui les formaient et les aidaient. Soixante ans après, les Africains votent avec leurs pieds. Ils ne savaient pas que la décision était irréversible. Ils sont libres pour toujours. Libres de crever de faim.

 

Les stupides stéréotypes ont la vie dure.  Nous n’avons pas conquis l’Afrique ; elle s’est donnée. Binger prend la Cote d’Ivoire avec trente bonshommes ; Voulet et Chanoine pacifient le Niger avec une colonne de cinquante soldats. Partout les villages se donnent et s’allient au plus fort. Quelques chefs comme Béhanzin luttent vraiment mais ils ne sont pas la règle. Historiquement,l’Afrique a voulu être colonisée. Les cotes sont couvertes de ports comme Saint Louis du Sénégal où des intermédiaires(souvent des femmes) organisent le commerce entre la métropole et la colonie en gestation, car l’essentiel reste la rentabilité. L’Afrique est pauvre. Déjà.

 

Les stupides stéréotypes ont la vie dure. L’armée française en Afrique n’a pas organisé la répression mais le système de santé, les vaccinations de masse et les dispensaires de campagne. En se mettant à dos pas mal de dirigeants dépouillés de leur pouvoir.

 

Les stupides stéréotypes ont la vie dure. La colonisation a organisé le savoir sur les sociétés africaines. Sans les colons et leur amour de l‘Afrique, nous ne saurions rien de l’art africain que nous avons valorisé dans d’exceptionnels musées.

 

Les stupides stéréotypes ont la vie dure. La colonisation a organisé l’enseignement et choisi les meilleurs pour leur permettre de progresser. Qui se souvent de l’école William Ponty qui permit à Senghor d’aller à Normale Sup et à Diori Hamani de créer le Niger ?

 

Je ne prétends pas que tout était parfait. Même avec de bons sentiments le racisme existait et les meilleurs Antillais étaient facilement  envoyés en Afrique sous prétexte de résistance au soleil. 

 

Inutile de discuter. Les Zodiacs pleins d’Africains ferment la discussion : la colonisation, c’était mieux. Reviens bwana !

 

Moi ce que je regrette, c’est l’ignominieuse ignorance des associations d’aide qui ont remplacé le savoir des commandants de cercle et des administrateurs coloniaux par une bouillie compassionnelle qui est la honte de l’humanité. Les sentiments ne caractérisent pas l’être humain : mon chien a peur et mon chat a besoin de tendresse L’animal se soumet a ses sentiments que l’etre humain maitrise. Eventuellement avec l’aide d’un psy. Sans jamais penser que l’action du psy est d’abord la marque d’une pathologie.

 

Conclusion : les malades mentaux font chier. Ils m’utilisent pour soulager leurs faiblesses.

 

Une idée me vient. Et si la prise en charge par la sécu d’une pathologie mentale entrainait la perte des droits civiques ?

 

samedi 26 juin 2021

LES FILS DE PUTE

Je viens de relire Manon Lescaut Je fais une cure 18èmeen ce moment.

 

Manon Lescaut, pour le dire simplement, c’est une petite pute. Elle fait boutique mon cul et ruine allégrement ce nigaud de Des Grieux. Bon, ce n’est pas l’essentiel.

 

L’essentiel, c’est la fin. Quand la justice l’exile en Louisiane afin de repeupler notre colonie américaine. La France n’était pas seule, les Anglais faisaient de même. Y’a une logique : t’as des chaudasses, tu leur fais faire ce qu’elles font le mieux : baiser.

 

Moi, j’en tire une conclusion : les Américains sont des fils de pute. Forcément. Quand tu utilises des putes pour créer une population, t’obtiens une population de fils de putes. Avec des bonnes soeurs, c’est différent.  La pute ne connaît qu’un fonctionnement : la séduction qui a envahi le monde sous divers oripeaux, notamment culturels. Nous vivons l’ère de la culture de la petite culotte, illustrée sans panache par Madonna. Monde de putes avec Jacques Séguéla dans le rôle du souteneur-chef.

 

Monde sans savoir et sans réflexion. La pute (et Manon le prouve) est d’abord un personnage littéraire et esthétique,c’est à dire élitiste. A la confier aux enfants de Gallup, on s‘expose a des déconvenues. On remplace Zola et Maupassant par Bigard et Hanouna, et Boule de Suif par le lancer de salopes.

 

J’y pensais en ingurgitant les affligeants commentaires à propos de la malheureuse qui s’est débarassée de son mari et ex beau-père. J’attendais un peu de profondeur historique, naIf que j’étais. La famille, je ne l‘ai jamais rencontrée mais je la connais. Dans les années 50, on appelait ça une famille Tuyau de Poêle : tout le monde rentrait dans tout le monde. C’est aussi vieux que l’humanité et certains de mes copains de classe sautaient leur mère à la demande de celle-ci : l’inceste est polymorphe. Vor Loiis Malle

 

C’est rassurant : le monde ne change pas. Seul change le discours. De nos jours, l’inceste est devenu privilège de mâle. Essayez donc d’évoquer les mères qui se tapent leur fils ! En changeant les mots, on imagine changer la réalité, réalité qui revient toujours en boomerang.

 

Face au réel, il y a les chasseurs de réel, chasseurs autoproclamés, évidemment, qui chassent surtout les stéréotypes. Les dames patronnesses peuvent s’évertuer. Truffaut confirme : « dans le western, les femmes sont de la viande ». C’est la culture qui nous a envahi. Comment voulez vous que disparaisse la famille Tuyau de Poêle ?

mercredi 23 juin 2021

SERVIR ET SE SERVIR

Bon. La messe est dite. Macron va perdre l’élection. Laissez les Duhamel et néo-Duhamels à leur onanisme comptable, aux reports et intentions La politique, ce n’est pas ça. .Macron va perdre l’élection parce qu’il n’aura pas de colleurs d’affiches.

Le programme, ce qu’il y a sur les affiches, tout le monde s’en fout, même l’électeur, mais pas le commentateur. Lui, il a que le programme pour accrocher son insignifiant commentaire. Et donc, il valorise ce qui le valorise.

 

Une élection, c’est territorial. Un territoire, ça se conquiert, ça se défend. Vieille notion médiévale bien oubliée . Je suis chez moi par droit de conquête. Et pour ça, il faut des troupes. Je pensais à ça en allant chercher un copain à la sortie d’une réunion En Marche. Une bonne moitié de pépiantes donzelles conduites par un mec appuyé sur des béquilles. Mais qui colle les affiches ? Qui va quadriller le territoire pour y apposer le nom du candidat comme un chien marque le sien ? C’est une manière de dire « Ici, je suis chez moi » et de ne pas laisser de place à l’adversaire. L’électeur, il comprend vite. Il sait qui a les troupes, qui est chez lui et qui peut le défendre. Une campagne, c’est la guerre et la même semaine Macron quitte le Sahel et va voter Bertrand.

 

Mon copain m’a dit : »on va tracter. » Résultat concret de la féminisation en politique : remplacement de l‘affiche par le tract. Mes vieux copains doivent se marrer. Je me souviens de nuits d’affichage en ceinture rouge parisienne : rangers, barres a mines et dobermans. Moi, j’étais pas assez costaud ; j’étais chargé de la bière et de la colle. Il faut du temps pour broyer les néons qu’on va mélanger à la colle afin de déchirer les doigts de l’adversaire sournois voulant arracher les affiches. Les tracts, on s’en foutait. Il suffisait d’empêcher « les autres » de distribuer. Encore le territoire. Pour pas effrayer la ménagère, la castagne avait lieu hors du marché quand on détruisait à la barre a mines les véhicules de l’ennemi. Les nôtres étaient planqués dans nos garages : on était chez nous.

 

La politique s’est policée au rythme de la montée de l’abstention. C’est vrai que c’était violent. Chaque campagne avait ses blessés, voire ses morts. Ils témoignaient de l’importance de la politique : on pouvait mourir pour ses idées. L’avenir était le lieu de l’affrontement. Les actes, la violence ont été éradiqués de la politique qui n’est plus que paroles. C’est à dire rien. Il ne reste que le sol, le territoire que personne  ne craint voir conquérir par une armée de gisquettes conduite par un béquillard.

 

Il fut un temps où les campagnes électorales étaient la première étape de l’engagement politique, le moment de montrer ce qu’on était capable de faire pour servir son parti, puis son pays. Elles sont devenues la première marche d’une carrière où l’on va se servir en se payant de mots.

 

L’abstention vous étonne ?

vendredi 30 avril 2021

L'AUTORITÉ ET LES FAINEANTS

 J’avais écrit ça voici quelques années. https://rchabaud.blogspot.com/2017/02/henry-beyle.html.

Depuis, j’ai avancé. Désormais, je remets en cause la démocratie telle qu’elle est comprise. Ne hurlez pas. Réfléchissez. « telle qu’elle est comprise ».

 

La démocratie a été assimilée au suffrage universel. Lequel est l’expression de cette horreur : la doxa, créée et manipulée par les puissances d’argent. L’élection aujourd’hui dépend du budget lequel est utilisé à créer l’amour. Le discours politique est devenu un discours compassionnel où l’obligation de moyens a remplacé l’obligation de résultats avec, en prime, l’excuse obligatoire. J’ai fait tout ce que j’ai pu, excusez moi, ça n’a pas marché.  Le politique est désormais un enfant mendiant l’amour d’un peuple. On est loin de Clémenceau.

 

Ça marche……jusqu’à ce que ça ne marche plus. Quand l’enfant devient incontrôlable, il faut faire appel à l’autorité. Laquelle posera la seule question qui vaille : est ce bien mon enfant ?. Nous y sommes semble t’il.

 

Cinquante ans de paresse intellectuelle et de bétise crasse ont conduit à une situation inextricable. Je pense à mes jeunes années. Je ne croyais pas à la multiculturalité  mais je  savais que ma culture portait des signes d’ailleurs que je m’efforçais d’identifier et de comprendre.  Il y avait des enseignants pour ça et même toute une école, les Langues O’. Il suffisait d’écouter et de travailler. Surtout travailler.

 

Je n’ai pas vu monter le barrage de la bétise, engoncé que j’étais dans mes certitudes. Le débouché « naturel » de mon école ;c’était le Quai d’Orsay. Année après année, les spécialistes en ont été évacués tant le savoir gênait en compliquant la transmission. Le temps venait de la transmission arachnéenne, légère et transparente comme une toile d’araignée. Le temps était venu de la victoire des mauvais élèves, tous médiocres et se croyant qualifiés. Il me fallut me réfugier au seul lieu possible : le livre. Las ! Jack Lang se chargeât de l’autodafé final.

 

Mes amis arabologues aimaient bien Le Pen. Après la crise de  Suez, il avait enterré les soldats musulmans en respectant les rites. Mes copains ethnologues se plongeaient avec délectation dans les rapports des commandants de cercles et autres administrateurs coloniaux : le savoir excusait tout. Kipling s’est planté : le fardeau de l’homme blanc, c’est son désir de savoir et la stupide idée que ce savoir forge un homme universel. Dans les faits, il y a peu de cancres et beaucoup de fainéants. A quoi ça sert d’apprendre ?

 

Et donc, la Nation appelle l’autorité au secours. L’autorité peut punir, elle ne peut pas gommer un demi-siècle de gabegie enseignante où tous pensaient que l’amour compensait le travail ce qui témoigne d’une sottise incompatible avec le savoir de l’enseignant.

 

On voudrait détruire l’armée, on ne s’y prendrait pas autrement.

dimanche 25 avril 2021

DEALERS DE SAUMON

 Zemmour se plante !! Son discours sur les juges est mal construit et donc stupide.

 

Un juge est un réceptacle. Tout arrive sur son bureau. Pour avoir les éléments, le juge s’appuie sur des auxiliaires et il en suit les conclusions. D’où ma première conclusion : avant de cracher sur les juges, analysons les auxiliaires car ils sont un élément essentiel du choix des juges. Certes, ils sont nombreux (trop), mais accessibles à l’analyse.

 

Majoritairement ils sont foucaldiens et ne veulent pas admettre que la justice dont ils sont auxiliaires a pour but de surveiller et punir. Au contraire, ils et elles utilisent la pseudo expertise dont on les a affublés pour faire passer leurs convictions stéréotypées décrochées au magasin des accessoires médiatiques et pour alléger au maximum la peine encourue par le justiciable.

 

Il leur manque le recul que le temps apporte. En son temps, j’ai défilé pour Maurice Audin. Qui aujourd’hui admettra que Maurice Audin est mort pour que le FLN enveloppe l’Algérie du manteau de la corruption ? Il s’est trompé. Ça arrive. Ça m’est arrivé et plus d’une fois. J’ai développé une certaine méfiance puis un cynisme certain. L’enfer est toujours pavé de bonnes intentions.

 

Les services sociaux, auxiliaires stipendiés de la justice, ne cessent de se tromper. Au nom de certitudes navrantes présentées comme vérités révélées. A midi, j’écoute un avocat = « Ma cliente trouvait la décision illégitime ». Ho ! Maître ! Quoi de plus légitime qu’une décision de justice ? Par définition et étymologie. Cessons l’interview, l’incompréhension s’installe. Après quoi, il pontifiait sur les relations mère-enfant. Il faudra lui expliquer que les mères sont souvent toxiques, voire dangereuses ce qu’a démontré un certain Sigmund. Ne cherchons pas loin : un expert affirme que la conscience de l’assassin de Madame Halimi était « altérée », le contre-expert la qualifie d’ »abolie ». Comment voulez vous que le juge s’en sorte ?

 

Je suis sidéré par la manière dont notre société traite de la question arabe. Ne nous cachons pas derrière les mots : l’islam est un problème arabe, pas suédois. Et ce n’est pas un problème récent = Tarik envahit l’Europe en 711. Mais nous continuons à voir le problème au filtre de la colonisation. Comme Maurice Audin. On veut nous faire payer une situation qui ne nous concerne pas. Je ne me sens pas concerné par la colonisation, ni par l’esclavage. Ces gens ont simplement été incapables de défendre leur territoire. Et aujourd’hui qu’ils sont libres, ils sont incapables de l’administrer. Je ne suis pas concerné par leur incapacité à gérer leur problème démographique.

 

Soyons clairs : le cannabis pousse au Maroc. Et donc les Maghrébins tiennent le marché. Si on se shootait au saumon fumé, les dealers seraient Norvégiens. C’est de la géographie pas de la stigmatisation. Et la police connaît la géographie.

 

La colonisation est factice. Nous avons également colonisé l’Indochine sans avoir pour autant de difficultés avec les peuples indochinois. C’est donc bien que notre problème est arabe et qu’il est temps de le reconnaitre.

 

Et ne laissons pas la bride sur le cou des services sociaux. Leurs choix ont déja faits