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samedi 22 février 2025

LE CADEAU DE L'ÉTERNITÉ

 Pouf ! quelle soirée ! Pendant que l’Aviron se faisait étriller à Toulouse, les télés bruissaient de commentaires sur l’assassinat d’un retraité portugais à Mulhouse par un islamiste. Tout a été décortiqué, la psychiatrie, le politique, le droit tant français qu’international. Tout sauf la religion, alors que le mec a planté quatre personnes en criant « Allah Akhbar ».

 

Ça m’est venu en réfléchissant un peu. Une idée que même Retailleau n’a pas eu, c’est dire. Le mec, il est croyant. Mahométan au point de tuer les mécréants. La religion, ça se respecte, tout le monde vous le dira, même Mélenchon. Respectons le mahométan haut-rhinois. Mieux aidons-le.

 

Les religions ont toutes une échelle graduée, des punitions comme des récompenses. Aidons les islamistes à atteindre le niveau suprême et offrons leur la palme du martyre.

 

Pour un croyant, il n’est rien de supérieur au martyre. Un croyant n’a pas peur de la mort que sa croyance supprime. Par voie de conséquence, pour lui, mourir est un cadeau car la mort est une porte ouverte sur l’éternité.

 

Offrons l’éternité aux mahométans !

mercredi 16 octobre 2024

LA LAÏCITÉ

 J’en ai plein le cul de ces discussions sur la laïcité. Ça fait 120 ans que la laïcité est une des bases de la République et que je pense aussi souvent à mon oncle Adrien, républicain de gauche et maire de son village pendant 40 ans. Quarante ans pendant lesquels, il n’a pas mis une fois les pieds dans l’église. Il savait l’importance de certaines cérémonies, surtout les enterrements, pour la cohésion du groupe. Il exigeait que la porte de l’église soit ouverte et assistait à la célébration de l’extérieur, même sous une pluie battante. Il était avec ses concitoyens, mais pas avec Dieu.

 

Pour Tonton Adrien, la laïcité, c’était pas un jeu. Il s’était battu pour ça. Avant 1905, il participait aux actions d’un groupe qui s’attaquait aux bâtiments de la Calotte, essentiellement les maisons de bonnes sœurs où se fabriquaient les hosties dominicales. « Attaquer », c’est pas de la littérature parce que les Calotins se défendaient et les expéditions laïques laissaient plaies et bosses aux combattants. Tonton Adrien savait qu’un croyant est un danger. Physique. Il me l’a raconté, avant que les mahométans ne remplacent les calotins. Tonton Adrien, fallait pas lui insinuer que ne pas croire est une croyance. Pour lui et ses amis, le problème était Dieu, ce Dieu auquel l’Homme abandonnait son libre-arbitre. Un croyant est un esclave, on ne peut pas laisser un esclave diriger la République.

 

Bon, le Président De Gaulle était croyant mais lui, était un être à part et surtout pas un esclave.

 

je l’ai dit, Tonton Adrien était maire. De ce fait, il entretenait l’église mais aussi les calvaires : ils sont à tous et je suis le maire de tous. J’avais 10-12 ans et j’apprenais l’inexistence de Dieu, la tolérance et la République des champs. Pour être tout à fait franc, Tonton Adrien  avait un chef d’Etat-Major, l’instituteur du village, par ailleurs secrétaire de mairie, quasi-caricature de Pagnol père, hussard noir de la République quasi-parfait. Ce duo était complété par le médecin du village lequel visitait régulièrement les fermes isolées. Tonton Adrien savait tout de son village, jour après jour. Comme tous les maires de la région.

 

Et donc, au nom de la laïcité, rien n’était imposé ni même favorisé. Tonton Adrien connaissait les calotins du village qu’il ne traitait pas comme des ennemis. Lui avait gagné, excluant Dieu du village comme il l’avait exclu de sa vie. Inutile de rejouer ce combat au quotidien. Sauf le mercredi soir. C’était l’heure de la partie de manille coinchée entre l’équipe du maire assisté de son secrétaire de mairie contre le curé et son bedeau, le village rejouait 1905. L’équipe perdante payait les consos (le stade était le bar du village).

 

La laïcité avait entraîné la disparition de Dieu, du Dieu qui dominait la France depuis vingt siècles. Les soutanes et les cornettes disparaissaient du paysage et plus personne ne croassait au passage des grenouilles de bénitier. A sa mort, Tonton Adrien avait gagné le combat de sa vie. Personne ne lui avait dit que le ventre était toujours fécond.

dimanche 25 août 2024

LE RETOUR DES CURÉS

 Ça y est, c’est dit. La cheffe d’un obscur collectif (dès qu’ils sont deux, ils sont un collectif) anticorrida l’a verbalisé. Aimer les bovins est une question d’éthique.

 

Rappelons la définition : l’éthique regroupe les principes régulateurs de l’action et de la conduite morale.

 

En clair, la gisquette se positionne dans le camp du Bien, camp qu’elle a défini pour en exclure ses contradicteurs lesquels se retrouvent de facto dans le camp du Mal. Comme dans la Genèse quand Eve bouffe le fruit de l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal. On baigne dans la pensée religieuse. Quelle légitimité à m’imposer une morale ? Et pourquoi celle là ?

La seule morale d’une Nation est son corpus législatif et  elle a légiféré sur cette question. La Loi peut être modifiée par l’Assemblée nationale, pas par un improbable collectif drapé dans une toge morale. On irait où sans ça ?

 

La pantomime Caron a montré que l’Assemblée n’était pas vraiment prête. A contrario, les arènes n’ont jamais été aussi pleines. Pour les politiques du Sud, il est temps d’attendre. Raison pour laquelle les dames patronnesses de la SPB (Société Protectrice des Bovins) ont choisi le poncho de la morale.

 

Cinquante ans après 68, les culs pincés sont revenus. Le camp du Bien recrute : contre le tabac, contre le vin, contre la main au panier, toute la panoplie de la morale est utilisée. Ceux qui, comme moi, se réjouissaient de la disparition des curés en sont pour leurs frais. Ils sont déjà remplacés. Par leurs benoites.

 

 Avant interdiction, je vais aller regarder quelques vidéos taurines en fumant une clope et en buvant un peu de fino. Si la dame collective veut me visiter, il y a une place sous la table.

vendredi 12 juillet 2024

VIVRE AVEC LES ANGES

On s’emmerde à vivre avec les anges !

 

Aujourd’hui encore, un mononeuronal me reproche d’être cruel. Ouais, j’ai le droit comme tu as le droit de me casser les burnes avec ton amour du vivant exprimé de la façon la plus mièvre qui soit. La miévrerie est une faute de gout qui conduit immanquablement au. kitsch.

 

Alors oui, je suis cruel et j’aimerais l’être plus, je suis égoiste et j’aimerais l’être plus, je suis cynique et j’aimerais l’être plus mais je suis cohérent et je voudrais que vous le soyez plus.

 

Premièrement, je pense à gauche car j’ai adhéré à la pensée de Marx voilà….longtemps. Sans compromis ni compromission, mais pas sans reflexion. Pas comme Mélenchon qui s’affirme de gauche après avoir participé à l’un des gouvernements les plus privatiseurs du siècle. Mélenchon est un pantin de droite avec un discours de gauche. Pas comme l’autre blondasse qui se vautre sur les plateaux de télé-Bolloré avant de vouloir « libérer les médias ». Pas comme tous les militants décérébrés qui infusent le discours de la religion dans la société. C’est Jésus qui affirmait que tous les hommes sont frères, Marx leur demandait seulement de s’unir dans la lutte. Refusant Jesus pour cause de laïcité, je refuse d’être le frère de tous les hommes et les migrants m’emmerdent. C’est cohérent. On ne peut pas être de gauche et accepter une pensée religieuse fut ce sous forme de traces. Je sais : il y a des chrétiens de gauche, comme il y a des poissons volants, mais « ils ne constituent pas la majorité du genre ».

 

Etre à gauche, c’est adhérer au matérialisme, désormais confronté à l’humanisme, vieille défroque religieuse recyclée en politique. Les disciplines matérialistes (géographie, biologie) ont été savamment détruites avec la complicité du capitalisme consumériste dont les publicistes valorisent l’individu contre le groupe et son représentant le plus éminent, la Nation. Personne ne veut plus voir que la Nation est l’outil le plus efficace contre les inégalités qui sont, le plus souvent, des inégalités sociales. Un bon système scolaire permet à un individu de sortir de son enfermement social. J’ai connu la fin de ces temps qui ne se préoccupaient pas des cas trop minoritaires, les fainéants invétérés et les QI trop faibles, car la Nation était un tamis à repérer les individus qui pouvaient l’enrichir. Un fils d’instituteurs de campagne pouvait intégrer l’Académie française (Pagnol) ou devenir Président de la République (Pompidou). Ce qui explique que, de Robespierre à Mao Zedong, les dirigeants de gauche étaient nationalistes. Mais le peuple (la masse) aimant les symboles, un cantique comme l’Internationale l’a convaincu que la Nation était un péril alors que c’était la seule arme à sa portée pour anéantir l’inégalité.

 

La colonisation est un crime contre l’Humanité. Tu sais quoi de la colonisation ? Une bouillie gloubi-glouba à destination de ceux qui veulent être des anges. Tiens, le Sénégal. La France s’est implantée au Sénégal grâce aux Signares de Saint Louis, compradores locales (relis Marx sur les compradores), belles femelles qui savaient que leur carte bleue se rangeait dans leur culotte et se rendaient complices, sans le savoir, d’un crime contre l’humanité. Toutes les colonisations se sont appuyées sur la collaboration. Certes, il y eut des révoltes, mais elles ne sont pas majoritaires, les collaborations furent la règle. Si on veut stigmatiser les colonialistes, ne jamais oublier leurs complices et les chefs de tribus africaines qui fournissaient à Gorée la matière première.

 

Il m’est arrivé de participer à des manifs évoquant des militants assassinés par l’armée française comme Maurice Audin. Aujourd’hui, vu froidement, je pense qu’ils ont été les martyrs ayant servi d’escabeau à un gouvernement de corrompus enrichis par le pillage d’un pays que la colonisation avait enrichi. Cynique ? Non, réaliste. Maurice Audin est mort pour le peuple algérien, pas pour les caciques du FLN. Les milliers d’Algériens voulant vivre en France ne s’y trompent pas et me donnent raison.

 

C’est génial de vieillir : on constate les évolutions. J’ai aussi défilé pour Cohn-Bendit. « Nous sommes tous des juifs allemands ». Sans le savoir encore, je défilais pour un copain européiste de Bayrou qui aujourd’hui ne cesse de glorifier son Allemagne chérie. Cocu ? Ça y ressemble. Ma copine Colette, députée socialiste, a voté pour le détricotage du Code du Travail par Macron. Je ne lui pardonnerai jamais : le Code du Travail protège les travailleurs, quand on se veut « de gauche » l’affaiblir est une ignominie.

 

On m’aura compris : de Mélenchon à Colette, je ne pardonne rien. Le pardon est une notion religieuse qui n’a rien à faire en politique même si elle arrange les avocats. Tout comme la rédemption. La « seconde chance » est aussi une notion religieuse. La République te donne toutes les chances en une fois. Si tu n’as pas su les saisir, c’est que t’es con ou fainéant, ou les deux à la fois. On crève de ce mélange : Dieu a sa place à l’Eglise, pas au Palais-Bourbon.

 

Il faut rendre à César….Excusez moi, ça m’a échappé         

                                                         

samedi 30 décembre 2023

BOUVARD !! EN PRISON !!

J’ai recommencé ma cure annuelle de. Grosses Têtes. Ça me prend quand l’actualité me déprime. Grâce à Depardieu, mes yeux se desillent. Les Grosses Têtes, avec leurs histoires droles, salaces et  graveleuses forment la pointe avancée de la culture du viol, vue par Sandrine Rousseau. Et quand Carlos s’en mêle, Lacan n’est pas loin, vu que rode Dolto.

Il y a aussi des histoires de Noirs, d’Arabes, de Juifs,etc...où l’accent est un marqueur signifiant. Pour les disciples de Rousseau, marque de racisme, d’antisémitisme, d’islamophobie, que sais je encore ? J’oubliais les homos.

Tout ceci pour dire qu’au jour d’aujourd’hui, les Grosses Têtes crouleraient sous les amendes et les procès et que Bouvard serait menacé du bagne. Tout le monde a oublié que les Grosses Têtes étaient l’une des meilleures audiences de la radio. Les Français seraient ils racistes, antisémites et violeurs en série ?

 

Remontons le temps.

 

L’archeologie progresse et fouille les enclos rituels des Gaulois. Rituel, ça marque  la religion. Nos ancêtres avaient choisi le banquet comme cérémonie religieuse : une grande bouffe, bien arrosée qui pouvait durer plusieurs jours, bourrés, débraillés et braillards. Je n’ai rien trouvé sur la sexualité, mais on ne peut que la penser présente. C’est notre substrat civilisationnel. Imagine t’on une poignée de culs serrés bousculer plus de vingt siècles de civilisation ? « Mais, mééh, me dit une copine, ils étaient primitifs. » Connasse ! La religion était encadrée par les druides, disciples de Pythagore et philosophes de haut vol que toute l’Antiquité respectait. Primitifs !!

Ajoutons que la viande la plus consommée était le porc. Bon, ce que j’en dis…….

 

Les Grosses Têtes sont encore diffusées sur leur chaine You Tube. Technologie geek pour philosophie gauloise. Je me demande si les culs serrés vont porter plainte.

samedi 25 décembre 2021

ZEMMOUR : AVOIR RAISON ET SE PLANTER

En s’appuyant sur Huntington, Zemmour a raison : nous vivons un choc de civilisation. Son erreur est de ne pas identifier les adversaires.

 

Zemmour affirme que le choc concerne le christianisme et l’Islam. Vision elliptique et qui témoigne d’une certaine méconnaissance du christianisme lequel n’est plus monolithique depuis Luther. De ce temps date une césure : le christianisme de l’intercession est séparé du christianisme direct. Les papistes envoient leurs requetes aux intercesseurs (Vierge, saints) quand les zélateurs de Luther s’adressent directement à Dieu, comme les musulmans. Le protestantisme est plus proche de l’Islam que le catholicisme. Là est le vrai choc des civilisations. Ne vous demandez pas pourquoi les luthériens germaniques accueillent les Turcs a bras ouverts :ils ont le même rapport a Dieu, c’est  à dire, en fait, qu’ils ont la même religion :

 

C’est ce que Zemmour ne veut pas voir :  le choc de civilisations est subtil et à y regarder de plus près,  il oppose ceux qui parlent à Dieu et les autres.

 

A cette aune, l’ennemi civilisationnel de l’Europe occidentale est clairement identifié et ce n’est pas l‘islam : c’est le protestantisme étatsunien. Au catholicisme hiérarchisé dirigé par le Pape s’oppose frontalement le luthérianisme émietté en dizaines d’églises, voire de sectes soudécaes par l’éthique protestante, le gout du lucre et la quantification exacerbée du monde.  Il est vrai que l’Islam nous envahit d’hommes quand les protestants nous font crouler sous les idées. L’Europe occidentale ne peut pas lutter si elle ne comprend pas que le Grand Remplacement n’est pas seulement démographique mais mental et que MacDonald y  a sa place, comme le Coran. De Gaulle l’avait compris qui luttait sur les deux fronts. Et Halloween s’est imposé avant l’Aïd.

 

Je comprends bien que l’intercession n‘est pas un thème de campagne électorale et qu’il n‘est pas simple d‘expliquer que les chiites iraniens ont partie liée avec les banquiers de Davos. On va crever de cette excessive simplification car il n’y a qu’une manière de se libérer de la pression des deux mâchoires de la tenaille : se rapprocher des Etats qui ne sont soumis a aucun Dieu, intercession ou pas.

 

Ce qu’avait fait De Gaulle, fervent catholique et nationaliste obsédé.. Il savait le poids de Luther.

mardi 7 décembre 2021

RECONQUETE

 J’ai encore gagné !!Ça fait un moment que j’en parle.. Vieux con disaient mes copains. La Reconquista, c’est ma passion. Comment des ploucs montagnards , plutôt rustiques, peuvent reprendre leur terre et y re-inscrire leur civilisation, leurs coutumes, leur histoire…en rejettant un envahisseur  a priori plus puissant.

 

Reconquete….c’est pas gagné. De 711 a 1492,il a fallu sept siècles pour reprendre une terre conquise en sept ans !! Avec des hommes qui, d’Alphonse le Batailleur au Cid Campeador n‘étaient pas des mauviettes. Et avec l’appui de l’Europe qui aujourd’hui……

 

C’est pas parce que c’est pas gagné qu’il ne faut pas essayer. En regardant l’Histoire. Chaque fois que les Chrétiens progressent une nouvelle vague migratoire vient les submerger, chaque vague  se composant de Musulmans encore plus intégristes  que les précédents. C’est une guerre de civilisations, une guerre de religions. Avec une différence toutefois : l’adversaire dispose aujoutd'hui d’alliés dans le camp chrétien, des adversaires qui le sapent, le minent, l’affaiblissent. Là est le risque. Personne au 12ème siècle n’aurait admiré Al-Mansour. Aujourd’hui, des penseurs reconnus décrivent Al Andalus comme un paradis sur terre, oubliant l’accumulation des taxes et amendes pesant sur les non-Musulmans et les exécutions de masse de « mécréants », souvent otages.

La Reconquête fut une guerre de survie. Le Coran recommande le sacrifice des mécréants ou, au mieux, leur mise en esclavage. Le choix est limité : la conversion ou la mort. Dans tous les cas, avec une station dans la case de la servitude. Pour faire chic, on utilise dhimmitude plutôt qu’esclavage, mais le résultat est le même.

 

L’Histoire est manipulée.Les Musulmans nous reprochent les Croisades qui étaient une simple riposte à l’envahissement de l’Europe et une riposte tardive (trois siècles).Les historiens aiment a savoir qui a ouvert les hostilités. On sait : Tarik en 711. Tout le  reste en découle, des pirates barbaresques au Maréchal Bugeaud. L’histoire de l’Europe est une incessante lutte contre les envahisseurs musulmans. Demandez aux peuples des Balkans et de la vallée du Danube, régulièrement ravagés par les armées ottomanes.

 

Tout ceci pout dire :,nihil novem sub sole.Ce qui est nouveau, c’est la libération de la parole. Le musulman vu comme un ennemi. On en parle a table avec quelques copains dont trois anciens d’Algérie. Les souvenirs remontent, la majorité bascule. Le sourire kabyle. Le musulman est à nouveau un ennemi.

 

Zemmour ne divise pas la France, il l’unit dans une parole libérée. Il a bien choisi son moment. A la prochaine élection, on sera tous morts.. Muets

mardi 23 février 2021

MONSEIGNEUR MELENCHON

On le voit moins mais il a délégué sa pathétique pensée à ses jeunes séides. La France insoumise, si peu française et tellement soumise à la doxa et à l’espace médiatique occupe un maximum d’heures d’antenne. Avec les mélanchoniens chanoines, revient la religion dans sa version moderne du droit d’asile. Dans ma cathédrale, existe encore la poignée que tout un chacun pouvait saisir pour échapper aux poursuites.

 

Dans les faits, c’est ainsi que l’évêque reprenait au seigneur son droit de justice. Soyons clairs : il s’agit de pouvoir, pas d’humanisme. C’est toujours ainsi que ça fonctionne en politique. Au nom de Dieu, certains reprennent le pouvoir, le seul qui compte, le pouvoir de vie et de mort, dont ils avaient été privés. La seule volonté de ceux qui brandissent le droit d’asile est de réduire le contradicteur au silence en enfilant la virginale toge du droit à la vie. Ce fameux droit à la vie que la gauche récusait aux adversaires de l’IVG mais qui est finalement bien pratique.

 

Les concepts universels font partie du même arsenal. Un berger alpin se voit pardonner au nom de la Fraternité qui figure dans la devise de la République française. Personne ne veut voir que cette devise est celle du peuple français et que la fraternité est celle qui doit prévaloir entre concitoyens. Personne ne veut voir non plus que le rôle des juges est de condamner pas de pardonner Le pardon est l’apanage de Dieu. Mais quand t’as mis la main dans l’engrenage……

 

Parlons librement : la Terre (Gaia, la planète) est le lieu de toutes les inégalités. Si tu nais dans la banlieue de Juba, t’as nettement plus de chances de mourir de faim que si tu vois le jour près d’Alençon. Question de bol. C’est pas désespéré, on peut t’aider. Y’a une condition, c’est que tu t’adaptes. Par exemple, en évitant de sortir ton couteau pour défendre tes droits, réels ou supposés.. Oui, j’ai pas choisi Juba au hasard. Les journalistes, jamais à court d‘un à peu près, confondent aisément Soudan (capitale Khartum) et Soudan du sud (capitale Juba). En réalité, c’est pas le Soudan, c’est l’ancien Soudan anglo-egyptien. Le Soudan c’était le Mali comme on dit aujourd’hui. Pas des rigolos dans les deux cas. Relisez les textes de Kitchener : il en a bavé à Khartoum face au Mahdi.

 

Grace au tourisme, l’assassin de Pau connaît la France. J’ai bien connu certains des « réceptifs »  qui s’occupaient des touristes français à Juba,il y a une cinquantaine d’années. C’était pas smicard tourisme. Le visiteur le plus régulier était Giscard car Juba était l’une des capitales de la grande chasse en Afrique. Aujourd’hui, les associations recyclent les anciens porteurs de bwanas réduits au chomage par Greta Thunberg. A priori, il est plus facile de protéger le bongo soudanais que le gratte-papier béarnais.

 

Soudan, c’est un vieux mot français. Au Xème siècle, il désignait le chef des Sarrazins, le sultan. Soudan = sultan. Tout est clair pour qui a lu Bédier.

 

Mélenchon a une conception religieuse du monde : il a besoin de croyants pas de sachants. L’humanisme est à la pensée ce que la mondialisation est à l’économie, le gommeur de différences. Tout le monde doit aimer le droit d’asile et le hamburger. Un migrant est un migrant Ben non. Un Soudanais n’est pas un wolof. C’est méprisant que de le croire. Méprisant et raciste. Si j’écris qu’un wolof n’est pas un hmong, je serais approuvé. Respecter un homme, c’est d’abord respecter ses origines. Et respecter, c’est apprendre pas ingurgiter des stéréotypes comme une bouillie de pensée.

 

On en reparlera

samedi 13 février 2021

DIEU, LA LOI ET LE RESPECT

 Trappes. Tout le monde y tombe. Manque seulement la chausse.

 

Je n’ai jamais vu une telle débauche de sottises. Le voile, Daesh,le shit, tout y passe quand un mot suffisait. Il faut dire que le philosophe déclencheur avait choisi l’anecdote. La presse a adoré qui adore l’insignifiance et ignore la métaphysique.

 

Dieu.

 

Trappes est une sorte de Vezelay contemporain, une ville soumise aux mains de Dieu qui y règne en maitre et y fait régner sa Loi. Car le problème, ce n’est pas l’Islam, c’est Dieu. Et moi, j’ai compris pourquoi Emmanuel n’avait pas intégré Normal Sup : il ne sait pas lire.

 

Tout était dans la loi de 1905 qui protège toutes les religions, y compris l’absence de religion. Car là est l’essentiel : depuis 1905, la loi française protège les mécréants. Et donc le blasphème. Depuis 1905, rien n’est sacré. Sauf la République.

 

Inutile de prévoir une loi contre le séparatisme. Elle existe. Il suffit de l’appliquer. Vraiment et complètement. Contre les pratiques religieuses, musulmanes mais aussi juives, chrétiennes ou bouddhiques. Mais c’est pas pareil ! Si. Kippa-burkha même combat. J’ai été élevé par de vieux mecs qui disaient croa-croa au passage d’une soutane. Certains , avant la Loi, avaient également attaqué et brûlé des maisons de bonnes sœurs ou fustigé des curés de campagne. Leur ennemi, c’était Dieu.Et donc, les hommes de Dieu, les signes de Dieu.....

 

Si j’avais un reproche à faire aux musulmans, c’est d’avoir ramené Dieu au centre du débat

 

Quant aux journalistes, ils évitent soigneusement la question. Ils pourraient la poser au maire de Trappes : Croyez vous en Dieu ? Un élu républicain, un vrai, doit répondre par la négative, ou, à tout le moins, ne pas répondre. Au risque de se séparer de ses électeurs. Hola, danger !!

 

Et donc, plutôt que de parler de Dieu, on parle (interminablement) d’horaires de piscine, de fillettes voilées ou de barbiers pour femmes. Sans aller jusqu’au bout : pisseriez vous sur un livre « saint » ? (en fonction de l’interlocuteur, mettre bible, tora, évangile ou coran).La réponse est pré-écrite : non, je respecte la personne à qui je parle…Alors que la loi de 1905 permet de ne pas respecter un citoyen à raison de son dieu. Tout est respectable sauf Dieu.

 

De toutes façons, moi l’athée, je suis baisé. Toute tenaille a deux branches et Dieu fait la paire avec la liberté d’expression

 

Ça, on en reparlera…..

 

mardi 19 janvier 2021

NOUS PENSONS, ILS FRAPPENT

 Il faut se méfier des livres. C’est un vieux libraire qui vous le dit. J’en ai trouvé un qui appelle à me tuer. Moi ? Paisible retraité méridional dont l’essentiel de la réflexion consiste à décider du menu du déjeuner ?

 

Ben oui. Lisez plutôt

 

« Goutez le chatiment du feu pour prix de ce que vous avez fait (VIII-50) »

« Que la malédiction de Dieu tombe sur les incrédules (Vache-89) »

« Un chatiment ignominieux est réservé aux incrédules (Vache-90) »

« S’ils vous combattent, tuez les. Telle est la rétribution des incrédules »

 

On peut multiplier, ça n’ajoute rien. L’auteur veut ma mort. Je suis incrédule, incroyant, mécréant. Pas polythéiste ; je n’ai qu’un Dieu : moi. Et ça me convient. Lui, n’aime pas ça. Je prends la place de son Dieu. Je le comprends. Je ne l’approuve pas mais je le comprends. Il doit me dégager de son terrain. Lui, je m’en fous, il est mort. Mais son livre est encore bien vivant, comme beaucoup de livres. Et comme beaucoup de livres, il inspire, suscite, émule. C’est le rôle du livre.

 

Alors, le petit mononeuronal qui lit, page après page, que son Dieu exige ma mort et même qu’il me châtiera après la mort, il conclut vite que je dois mourir et que son Dieu aimera ce sacrifice. Nous revenons au temps de l’holocauste et de l’hécatombe, le temps des grands sacrifices et de l’obéissance d’Abraham. Lequel est sans cesse donné en exemple….dans ce livre et d’autres.

 

L’écrivain n’est pas idiot : il n’oppose pas son  Dieu à d’autres Dieux. Il sait les passerelles vu que lui, a pompé les religions des voisins pour écrire son plagiat. Si tu crois au dieu des tentes noires, tu peux accepter le dieu des tentes blanches. Il sait bien que le seul danger c’est la disparition de Dieu qui libère l’Homme de son emprise. Alors, il enfonce le clou : il faut tuer les incroyants. Seul l’incroyant est libre.

 

L’incroyant, c’est moi. Moi qui cherche, depuis ma naissance (ou presque) à penser librement, à me libérer des fardeaux qu’on accroche à mes neurones. La première chose que j’ai apprise, c’est que le nombre trompe. Quand la majorité se jette sur quelqu’un, il importe de prendre son parti.  A vrai dire, je le savais depuis Galilée. Mais les temps ont changé et j’avais oublié la sauvagerie de la masse. Ils sont des millions a vouloir ma peau, prêts à séparer ma tête de mes épaules.

 

Et d’abord parce que la doxa a changé. On avait fait une loi pour me faire une place, une loi qui disait que la liberté de croyance était totale, tellement  totale qu’elle permettait de ne pas croire. Forcément : tout inclut rien. Evidence philosophique inaccessible aux simples d’esprit : ne pas croire, c’est croire et la liberté de croyance inclut l’incroyance. La loi disait que toute croyance est respectable, incroyance incluse. J’admets ; ce peut être un peu ardu pour un esprit simple qui n’arrive pas à inclure l’incroyance dans la croyance.Mais restons simple : on ne te demande pas de comprendre la loi, mais de la respecter. Et la loi française permet de ne pas croire, blasphème inclus.

 

C’est à ce point qu’intervient le glissement sémantique. Toute croyance est respectable mais les intellos à deux balles retirent l’incroyance du champ de la croyance et m’intiment de respecter une croyance qui vise à ma disparition. Ben non. Le mec qui veut ma mort, c’est un ennemi, pas un adversaire respectable. Argument = c’est un homme comme toi. Non. Moi, je ne veux pas sa mort. Pas encore.

 

Faut pas stigmatiser. Ben merde !! L’autre, il passe ses journées à lire un livre qui appelle à ma disparition et c’est moi qui stigmatise !! L’autre, il sacrifie la fine fleur du journalisme français et on lui offre un procès parfaitement régulier et équitable !! Un procès d’où est absent le livre qui appelle au meurtre. C’est Nuremberg sans Mein Kampf. Mais tous les intellos à deux balles le psalmodient comme un mantra = ce n’est pas un appel au meurtre, c’est un livre saint. La mort est consubstantielle à la religion qui la glorifie. Et la religion s’abrite derrière son indéniable dimension culturelle. Toucher aux livres saints, c’est toucher à la culture. Du coup, tous ceux qui vénèrent un livre saint rejoignent le camp des bien pensants qui devient le camp des non-pensants. Sauf, peut être, les lecteurs du kama-soutra. Qui est également un livre saint.

 

Tout ceci pour dire que je ne serai pas opposé à une interdiction du Coran. Ça me rassurerait. Le Coran, c’est le retour de Mein Kampf, l’appel au meurtre sous-tendu par une croyance.

 

Je termine le jour où les musulmans publient une « charte » supposée aider à l’intégration de leur religion dans la République, mais je n’ai pas le texte intégral. Il aurait pu tenir en une phrase : L’islam est soumis aux lois de la République. C’est pas gênant : l’islam est soumission. Pour le reste, ce qui fuite est insignifiant, style égalité homme-femme. L’apostasie était suffisante. L’approbation des imams par l’Etat ouvre la porte à leur rémunération. Nous n’avons pas à les approuver. Tout au plus à ne pas les expulser. En n’oubliant pas qu’ils sont les relais de la haine et de l’appel au meurtre inscrits dans le Coran, ce Coran qui, pour le dire simplement, veut ma mort.

 

Je ne suis pas trop idiot. Je sais que je rêve et qu’il me faudra faire attention. A ce que je dis, à ce que j’écris. Je renvoie seulement à l’un des tout premiers textes de ce blog où je parlais de la puissance de l’Islam, religion sans schisme. Quand il n’y a pas de faille, c’est bien difficile, on ne règne pas sans diviser.

 

L’Islam est un bloc. Il ne tolère aucune exception et appelle à la mort de l’apostat. Nous voulons croire aux divisions (sunnites vs chiites) qui n’affectent pas l’islam mais de simples interprétations. Comme le christianisme au temps de Calvin et Luther. Quand on pouvait se trucider mais faire front commun contre l’infidèle. Nous pensons, ils frappent.

mercredi 29 juillet 2020

LES VONTAS

Mot oublié…les Vontas, en mes jeunes années étaient ceux qui vont a la messe. Lot important de pucelles livides, de vieilles bigotes et quelques bonshommes confits. Ceux qui vont-a la messe.

Les maitres d’une magnifique escroquerie.

1905 : loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat. Les édifices religieux entrent dans le giron de la Nation. Les Vontas montent au créneau : ils veulent l’usufruit des églises. Ce a quoi la Nation consent. Les églises (mais aussi un bon paquet de synagogues et de temples protestants) sont confiés à des associations cultuelles qui vont les utiliser et les entretenir.

Le problème est que les Vontas ne vont pas tarder à oublier la loi de 1905. Ils sont chez eux dans les églises. Point barre. Au point que l’accord de base est oublié.

Ils inondent les réseaux sociaux de messages à la con sur les catastrophes ecclésiales. La dernière étant Nantes. Restons calmes et clairs. La cathédrale de Nantes appartient à tous les Français, moi inclus, qui crache à la gueule de Dieu mais pas sur l’œuvre des hommes qui ont bâti l’édifice. Nous l’avons confié à un groupe de gens qui affirment en avoir besoin et qui en font quoi ? Ils filent les clefs de MON bien à un réfugié plus ou moins hors la loi qui y fout le feu.

Nantes, mais aussi Notre-Dame, et quelques milliers de lieux de culte ont été confiés ou concédés à des gens qui en jouissent et les laissent détruire. Pour de mauvaises raisons.

Ho ! les excités de la Manif pour tous !! J’ai fait ce soir le tour de ma cathédrale, à Bayonne. On vous la prête mais qui la protége ? Monseigneur Aillet, évêque de choc, où sont vos gardiens du temple ? Parce que vous vous trompez Monseigneur. Cette Cathédrale n’est pas à vous, mais à nous. On vous en a confié les clefs mais pas pour que tout un chacun en ait un double. Car elle est autant à moi qu’à vous. J'y ai des souvenirs que vous n'avez pas.

Vous faites, Monseigneur, l‘erreur que font tous les conseils de fabrique de toutes les religions. Mes copains du consistoire croient que la synagogue leur appartient. Au nom de Dieu. Mais nous sommes loin de la Loi de 1905. Propriétaire, l’Etat vous assure le clos et le couvert. A vous d’assurer l’entretien courant et surtout le gardiennage du bien.

Alors mes amis Vontas, au lieu de chouiner sur la destruction des lieux de culte, pensez plutôt à vos responsabilités d’usufruitiers. S’ils sont détruits, c’est que vous avez été incapables de les protéger, incapables de protéger les biens de la Nation. Vous avez failli.

Vous avez failli car vous voulez le beurre et l’argent du beurre, les églises à votre disposition et leur entretien courant aux frais de la société. Vous croyez être chez vous dans les églises alors que vous y êtes seulement tolérés

Et si on faisait un état des lieux ? Que vous rendiez a l’Etat les lieux de culte qui vous détruisent le budget ? Et si l’Etat vous ôtait l’usage de ce que vous avez laissé détruire ?

Si vous preniez enfin vos responsabilités ?

lundi 24 février 2020

LA MARSEILLAISE

J’aimais bien Graeme Allwright. Qui a tué Davy Moore ?

Mais sa Marseillaise « pacifiste » est un énorme contresens. Normal. Le mec était seulement un anglo-saxon porté par la doxa. Parce qu’il faut tout ignorer de la langue française pour voir dans notre hymne national un chant guerrier. Personne n’a expliqué à l’angélique néo-zélandais que la Marseillaise n’est rien d’autre qu’un haka. Ça lui aurait évité un contresens.

La Marseillaise est un chant de défense et de protection.

« L’étendard sanglant de la tyrannie est levé contre nous ». C’est l’ordre des mots dans la syntaxe la plus compréhensible. Ce n’est qu’un constat. Les tyrans nous attaquent et veulent nous détruire. Le vocabulaire est, certes, un poil emphatique mais la syntaxe est claire. De ce fait, on doit comprendre que le sang impur est celui des tyrans qui viennent égorger nos fils et nos compagnes. La Marseillaise est un chant pacifique, le chant de ceux qui veulent défendre leur famille autant que leurs idées, car ils sont attaqués.

Graeme Allwright a macronisé la langue. Le vocabulaire, l’écume des mots, suffit à définir un texte dont on évacue la syntaxe. Je lui en veux pas, c’est un colonisateur de maoris. Mais j’en veux à tous les décérébrés qui ont applaudi, prouvant ainsi leur totale méconnaissance de la langue française.

Et de l’Histoire. L’armée du Rhin pour qui fut écrite la Marseillaise avait pour objectif de défendre le pays contre les troupes teutonnes et émigrées. Il y avait dans les envahisseurs des Français qui combattaient leur pays.

De ce fait, l’hymne est toujours d’actualité. Les valeurs de la République sont les mêmes, au premier rang desquelles la laïcité, bien oubliée aujourd’hui. Avec le temps, j’ai vu des Français jeter aux orties la laïcité, suivre l’immonde Lefebvre ou l’abject Dalaï-Lama. J’ai vu la presse offrir des tribunes à tout ce que notre pays compte d’ennemis de l’Homme, vêtus de soutanes noires, de robes orange ou de gandouras immaculées, oubliant les leçons de la Constituante. Dieu est le premier ennemi de l’Homme dont il aliène la liberté.

A ne pas se défendre contre Dieu, ou les dieux, nous laissons flotter aux vents mauvais l’étendard sanglant de la tyrannie, la bannière divine qui veut nous réduire en esclavage. En esclavage car Dieu veut tout prendre à l’Homme : sa façon d’être, de manger, de se coiffer, de s’habiller, de penser et de faire l’amour. Et même son territoire. J’exagère ? Demandez aux Palestiniens, dépouillés de leurs champs au nom d’un Dieu dont ils ignoraient tout.

Et donc, c’est foutu. Au nom de la « liberté de croire » pour le fond et du pacifisme pour la forme, les féroces soldats sont là. Ce n’est même plus une guerre de religions vu que je suis athée. Face aux zélateurs d’une nouvelle idole : la doxa.


On en reparlera…..

mardi 12 novembre 2019

DIEU EN POLITIQUE : DEHORS !

Bien…le  débat sur l’islamophobie a du moins un mérite : c’est de mettre au jour la nullité intellectuelle de nos hommes et femmes politiques qui, à l’habitude, prennent la parole sur un sujet dont ils ignorent tout. Et qui vont chercher leurs arguments  chez des journalistes aussi ignorants qu’eux. Rappelons donc :

1 : que l’islam n’est pas une religion de l’intercession. Chacun s’adresse directement à Dieu qui répond directement.. De ce fait toutes les interprétations se valent. D’ailleurs, le mot « hérétique » n’existe pas en arabe. Quand deux musulmans ne sont pas d’accord sur une interprétation, ils se mettent une peignée, mais toute argumentation théologique est nulle et non avenue. La parole d’un croyant vaut la parole de tout autre croyant.
Grâce à quoi, la création d’un Conseil du Culte Musulman, est une vaste stupidité puisque sa voix ne représente rien. Tout croyant a le droit de s’y opposer. Cette création montre les limites intellectuelles du créateur ; Nicolas Sarkozy n’a rien compris et ferait mieux de la boucler. Idem quand Macron veut confier quelque mission que ce soit à cet inutile organisme.
Ajoutons qu’il en va de même pour le judaïsme et le protestantisme. Seule la religion catholique est structurée pyramidalement avec un chef suprême, le pape dont la parole s’impose à tous.

2 : à cet égard, rappelons que la religion catholique a fait allégeance aux lois de la République qui s’imposent à tous les croyants (Lavigerie, Toast d’Alger, 1890)

3 : pour ce qui concerne la laïcité, rappelons que l’état laïc est simplement l‘état de non clerc et ce depuis, au moins le XIIIème siècle.. La laïcité est un statut social et non religieux. La loi sur la laïcité n’organise pas la conscience, elle organise la société. Son titre est clair ; elle sépare la religion de l’Etat. Vouloir remettre la religion dans le débat au nom de je ne sais quelle volonté culturelle est une aberration.

4 : l’islamophobie n’est pas un racisme mais le rejet d’une religion particulière qui comprend des croyants de toutes les races, comme toutes les religions. Ne pas rouvrir le débat sur la race ; il est désormais bien clos.

5 : l’islam est une religion politique. La plupart des prescriptions de la charia sont des prescriptions d’organisation sociale et non religieuse. Le statut de la femme n’a pas valeur théologique. Pas plus que la viande de cochon

Ces points ont du moins le mérite de simplifier le débat que tout le monde complique pour des raisons idéologiques. Quand tu veux croire que ton opinions est unique, tu es prêt à tout oubliant que les opinions sont comme les trous du cul : chacun en a un. Bon, si on veut les discuter, on est pas arrivés. Pas d’intercesseur, me dit un copain. Et les marabouts ? alors je lui parle de Dermenghem qu’il ne connaît pas. Discuter de Dermenghem sur un plateau télé, même pas en rêve.

Tout ça a déjà été dit. Ici même

Piqûre de rappel


mardi 16 avril 2019

CHEZ NOUS SOYEZ REINE


J’aime bien la Vierge. Grâce à Henri Vincenot, j’ai compris qu’elle était aussi la Vouivre, la Mère des eaux, la divinité femelle et maternelle dont l’Homme a besoin. Et donc, j’aime aussi ses sanctuaires, surtout quand Vincenot s’y promène. Lourdes, sanctuaire de la Vouivre que l’on ne peut adorer qu’avec la présence de l’eau.

J’aime bien le Moyen Age, mais c’est personnel, ça n’intéresse que moi.

Et donc, hier je bouillais devant mon téléviseur où des journalistes, femelles et débutantes voulaient me gaver de pathos après avoir imprimé la page Wikipedia de la Cathédrale. Sur CNews, j’ai compté, la gisquette a prononcé trente fois le mot « émotion » en moins de dix minutes. CNews est une chaine d’informations, pas d’émotion. Et j’attendais de l’information. Pas une bouillie de mots composant un indicible pathos. Le stéréotype s’enfilait comme…comme guerriers d’Attila sur vierge lutécienne. L’une des journalistes s’appelait Geneviève.

Puis vint Michel Chevalley et le combat changea d’âme. Son premier acte fut de déployer un plan-coupe au grand dam des hommes d‘image, obligé de s’emmerder à cadrer la chose quand il suffisait de faire un plan d’épaule sur la toiture en feu pour satisfaire les chouinards décorticalisés. En trois minutes, on sut les hauteurs, les largeurs, les impossibilités d’accès qui venaient aggraver le manque de pression dans les tuyaux, toutes ces informations essentielles à la compréhension. Il improvisait comme Cochereau faisait, je sentais son impatience. Il lui manquait un plan du quartier pour expliquer la pompière stratégie. A priori, en régie, tout le monde s’en foutait. Au passage, il égratignait Trump et le membre décérébré de ma famille qui pensait que les Canadairs devraient intervenir en leur rappelant que faire tomber 30 tonnes d‘eau sur un bâtiment médiéval l’aplatirait comme crèpe en Carême. Puis seconde couche avec les drones inutilisables sur incendie à cause des courants de convection. Bref, un journaliste compétent  travaillant à l’information du couillon de base. Moi. Il fut vite exfiltré. L’émotion  revint dans les bras de Hugo. Je n’attendais ni Villon, ni Rutebeuf mais on sait ce que je pense du fabuleux styliste qu’est Hugo. Il valait mieux l’excitante gitane que les frères humains.

Hugo est revenu ce matin sur Facebook avec  Péguy et  la conversion de Claudel. Vous savez ce texte où il se plante derrière un pilier de Notre-Dame et qui se termine par « Je crus ». Citer le crû quand la cathédrale est cuite, c’est osé.

Avec Hugo arrive Arnault, bienfaiteur de Paris, qui applique à Quasimodo la recette qu’il utilisait avec Basquiat ou Rothko : investir dans la défiscalisation. Mais le Président l’a dit  « Nous la rebâtirons ». Arnault se met aux ordres. Il aurait pu le faire avant. Par exemple en finançant la reconstruction de l'abbaye de Sénanque. Mais le gain médiatique eut été mince. On ne fait pas du bien sans emboucher les trompettes de la renommée.

Moi, je me méfie. Notre-Dame a été bâtie sur des terrains alluviaux, mous et plastiques et elle est lourde, pesante. Normalement, elle a descendu un peu en huit siècles. Aucun moyen de le savoir. Les escaliers ont pu être corrigés.

Je ne sais pas combien de mètres cubes d’eau les pompiers ont balancé. Une large partie s’est évaporée mais il en est resté qui s’est infiltré dans les fondations : le Président ne s’est pas mouillé les pieds à l’intérieur. Ce n’est pas être un grand prévisionniste que  de dire que la plasticité des alluvions s’est trouvé aggravée ou augmentée. La cathédrale est aujourd’hui allégée mais sera de nouveau alourdie. Moi, j’y vois un danger pour la structure, mais aussi pour les immeubles voisins. Si des désordres se produisent, la reconstruction n’est pas acquise d‘autant que l’Etat, étant son propre assureur, les discussions risquent de traîner.

Je sais, je suis chiant, j’aime Cassandre. Ce matin, on doit la jouer théopathétique. Avant que n’apparaissent les théories du complot, car elles vont arriver, soyons en sûrs.

Restons calmes et froids. Notre Dame n’est pas détruite. Abimée certes. L’heure des spécialistes est venue. Ils vont emmerder tout le monde en étudiant la résistance des clés de voute et la poussée des arcs-boutants. Tout simplement parce qu’ils vont détruire le pathos dont l’un des plus beaux exemples a été Jack Lang qui a profité de l’incendie pour mettre en avant l’IMA qu’il préside.

Restons calmes et froids. C’est pas une bonne opération pour la Calotte. Que Dieu laisse brûler son sanctuaire ne plaide pas en faveur de sa Protection. Sauf à considérer que la Vouivre n’a pas besoin de sanctuaire car Elle est le sanctuaire.

Sauf à considérer, comme les Asiatiques, que l’âge d’un monument ne s’inscrit pas dans sa matière mais dans son essence et qu’on peut le reconstruire à l’identique en matériaux neufs sans que cette essence ne soit détruite.

Le pathos détruit le réel. Voici au moins trente ans que je n’ai pas entendu chanter « Chez nous, soyez reine » dans une procession mariale. La Vierge était gommée avant que ne brûle Notre-Dame.


Après, on peut se piquer de mots…..

lundi 18 février 2019

CHARIA RUE DE RENNES

Ça dégouline sur les plateaux à propos de l’incident Finkielkraut. Comme les participants, j’ai regardé et écouté. Qu’ai je vu et entendu ? Essentiellement un mec, vêtu d‘un gilet jaune, éructer deux choses : « La France est à  nous » et « Dieu te punira ». Aucun des brillants journalistes n’a souligné ce fait qui est plutôt éclairant.
Ce mec, il est certain que Dieu a à voir avec la France. A priori, personne ne lui a dit que notre pays étant profondément laïque, Dieu ne pouvait intervenir pour y punir qui que ce soit. Vulgairement, les Français emmerdent Dieu. Ce mec, il faut lui dire calmement qu’on a, depuis deux siècles, évacué Dieu de notre territoire et qu'il n'y reviendra pas.

Je fais semblant, mais en le regardant, en regardant et écoutant ses petits copains scander « Palestine !! Palestine !! », ce que je voyais c’était une bande de musulmans essayant de tester notre résistance à la charia. Je sais : il ne faut pas écrire « musulman » mais islamistes ou islamo gauchistes ou radicalisés ou tout autre qualificatif de la novlangue. Il n’en reste pas moins que ce sont des musulmans, croyants en Dieu et qui disent « La France est à nous ». Même pas en rêve : ce pays n’est à aucune religion officielle et s’il en faut une, ce ne sera pas l’Islam.

L’Islam n’est pas respectable car c’est une religion prosélyte, une religion qui ne respecte pas mon athéisme.  La plupart des musulmans fréquentables acceptent l’idée que la charia conviendrait à la société française. La plupart des musulmans fréquentables acceptent l’idée que le créationnisme est juste et que la pensée darwinienne ne doit pas avoir droit de cité. La plupart des musulmans fréquentables m’envoient dans les dents les horreurs des Croisades, oubliant que Tarik a envahi l’Espagne en 711, trois siècles avant que Gaston de Béarn ne prenne Jérusalem.

Sous l’influence de débiles socialistes façon Harlem Désir, nous avons été convaincus qu’il ne fallait pas « toucher à mon pote ». Aujourd’hui, c’est mon pote qui touche à moi mais, a priori, lui a le droit. Ho ! Harlem, t’es où ? Tu as une responsabilité mon pote. Ta petite main si jolie, elle a protégé les mecs de Daesh, tu crois pas ?. Comme elle protège aujourd’hui les agresseurs de Finkielkraut. Elle protège même les agresseurs de mon vrai pote, Abdel, qui ouvre une bouteille de jaune le premier soir du Ramadan sous les injures de quelques morpions décérébrés qui nous menacent des foudres divines. Abdel, la charia, il en veut pas et là où il habite,  c‘est plutôt courageux.

Le vrai problème, il est là. Sur le poids indécent  que la doxa fait peser sur les musulmans intégrés. Abdel, il a jamais dit que la France était à lui tant il sait que c’est lui qui est à la France. Lui, bosseur, non prosélyte et buveur de Ricard surtout quand une assiette de jambon fait le fonds d’estomac. La doxa le voudrait conforme à une image mythique ce qu’il n’est pas. La doxa préfère prendre le Ricard comme symbole d’une quelconque beaufitude qui va dévaloriser Abdel. Vous n'y arriverez pas.

Et donc, je livre cette information aux cons de la doxa. Chez nous, il y a une synagogue. Les jeunes Juifs ont la trouille et veulent se défendre  en cas de baston. Ils ont voulu apprendre le krav-maga, le poids de Tsahal est lourd, même loin de Tel-Aviv. Sauf que sans entraineurs et sans lieu d’entrainement, c’est pas gagné. Alors, les petits feujs, on les a accueillis dans notre club dont les sports de combat sont la spécialité : kung fu, sambo et full contact. Une fois par semaine, on les forme pour qu’ils protègent leur lieu de culte. Même Abdel. Sans problèmes.

Alors, oui, les cons de la doxa. On est dans la France des gilets jaunes, le pays du pastis et des fins de mois difficiles, le pays où des musulmans s’impliquent pour protéger des synagogues. C’est la norme. Quand on voit des zozos injurier Finkielkraut, on monte pas sur nos grands chevaux, aucun con ne mérite notre indignation. Et vous, les journalistes décérébrés, cessez de filmer des boites à lettres taguées. Faites votre boulot. Venez dans la France profonde filmer Abdel le musulman et Marc le feuj, bosser ensemble pour protéger une synagogue.

C’est ça la France. Avec des hommes libres et égaux qui fraternisent pour défendre ses valeurs.

Et pour faire bonne mesure, je dédie ces lignes à ma copine Lise, sœur d’Antoine et belle sœur de Simone, en souvenir de nos discussions enflammées et des provocations de Jean.



dimanche 6 janvier 2019

SCIENCES PO CONTRE LA ZUP

C’est reparti ! Pas vraiment, ça ne s’était pas vraiment arrêté. Et la situation est bloquée.

Je ne change pas mon analyse. Et d’abord qu’il n’y a rien à analyser car la parole est bloquée. Personne ne le dit, car tout le monde veut parler mais ce qui saute aux yeux, c’est l’impossibilité de communiquer.

Selon le gouvernement, relayé par les journalistes, il a été débloqué 10 milliards pour le peuple. Le peuple regarde et dit : Mais où sont ils ? Ce qui ne l’aide pas à croire le discours. A quoi, on répond en parlant de pédagogie, posant ainsi en prémices que certains savent (les pédagogues) et d’autres pas. Et donc, certain discours sera légitime, l’autre pas. Pour construire une passerelle, c’est pas le meilleur moyen.

J’ai envie de prendre le Président par la main et de l’emmener à la ZUP. Seul. Le service de protection rapprochée, je l’ai. Mes copains du COB sont plus fiables que Benalla. J’ai aussi les interprètes, ceux qui diront au Président : Là, ça va pas. On comprend rien. L’argent, il est où ?

Et peut être que le Président comprendra cette évidence. A Sciences Po, on n’apprend pas à parler au peuple. On apprend à parler du peuple, mais ça n’a rien à voir. Je ne veux pas faire de simplification extrême mais rien de ce que dit le gouvernement n’est audible. Ce n‘est ni le style, ni le vocabulaire. Ils le savent, les Gilets jaunes : Ils nous enfument. C’est le mot qui revient le plus : enfumage. Normal : le Président promet 100 euro, la presse commente : dix milliards…et rien sur le compte en banque. Il nous enfume. Comment le dire autrement ? On me promet 100 euro, on m’accuse de couter dix milliards et j’ai pas une thune de plus sur mon compte.

A partir de là, on voit, avec effarement, le gouvernement promettre un débat et les manifestants le refuser. Ils savent bien que débattre ne sert à rien quand on ne parle pas le même langage. Ils vont nous enfumer.

Voilà longtemps que le lien est défait entre les mots et les choses. Désormais, il est défait entre les mots eux-mêmes. La langue, en politique, sert aux Sciences Po de gauche pour communiquer avec les Sciences Po de droite. Les « corps intermédiaires » (novlangue qui désigne les syndicalistes) ont adopté le même registre linguistique afin que l’Etat les considère comme des interlocuteurs acceptables. Moyennant quoi, le peuple les a abandonnés. Quand Henri Krasucki parlait de grève, le peuple se sentait défendu. Fini… Ce n’est pas une avancée démocratique.

Les journalistes ont fait les mêmes écoles que les politiques et ils parlent le même langage. Par voie de conséquence, le peuple les met dans le même sac. Qu’attendre d’autre ? La haine du politique retombe sur les journalistes. C’est la haine de Sciences Po, la haine du discours abscons.

J’écoute avec inquiétude les partisans d’un bord et les tenants de l’autre. Le gouffre est patent, les arguments inconciliables. Est-il utile d’avoir tant de communicants pour ne plus savoir communiquer ?

C’est que la communication consiste d‘abord  à dévaloriser l’autre, en lui collant des étiquettes infamantes ou supposées telles.

C’est ainsi que « populiste » est devenu un synonyme de « fasciste », ce qui a le double avantage de dévaloriser autant le locuteur que le peuple qui l’écoute. Il faut parfois faire un peu de linguistique. Qu’est ce que le populisme ? D’après le CNRTL, «  tout mouvement, toute doctrine faisant appel exclusivement ou préférentiellement au peuple en tant qu’entité différenciée ». Rien à dire. Presque. Les marxistes ont été les premiers à combattre le populisme qui chassait sur leurs terres. Le problème, c’est « indifférencié ». C’est pas prolétariat ou classe ouvrière, les marxistes aimaient pas. Le peuple comme un mélange. Nous y sommes.

Le peuple comme cible. Un leader populiste sait parler au peuple, il sait se faire comprendre du peuple. Merde ! C’est plus de jeu. A quoi ça sert de faire des études si c’est pour parler dans les ronds-points. ?

Il n’y a donc plus de leader populiste. C’est vulgaire. Personne n’en veut, ni les libéraux ni les marxistes. Y’a bien Mélenchon qui s’efforce. Mais il est moins bon que Tapie. Lui, il sait parler au peuple. Il en vient, il a baigné dedans. Tapie, c’est la revanche des footeux.

On n’a pas fini d’en reparler



dimanche 11 novembre 2018

LE ROBIN ET LE RABBIN

Puisqu’on parle de Brésil, parlons de Bernanos. Il a calmé la colère que j’avais contre Cassin. Ici, à Bayonne, tous les six mois, on a droit à un hommage à Cassin, surnommé le Bayonnais universel, alors qu’il est moins connu que son compatriote Didier Deschamps.

Cassin, comme beaucoup de Prix Nobel, est une vieille ordure. Pour comprendre ce quasi-blasphème, il suffit de comparer deux textes : la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 et la Déclaration Universelle qu’il a élaborée en 1948. Cassin réintroduit dans sa déclaration des droits comme le droit à la religion que la Convention avait délicatement évacué. Bernanos a bien regardé la genèse de la Déclaration et il y voit une opposition déterminée entre Rousseauistes, fanatiques de l’Homme et Robespierristes obsédés par la préservation de la puissance de la Nation. Et il est patent que les Robespierristes ont tenu la dragée haute à leurs adversaires, de 1789 à 1948. Il n’est d’article où le mot de Nation n’apparaisse.

Quand Madame Roosevelt, chargée du problème dans le cadre de la préparation de l’ONU, confie le problème à Cassin (et à Stéphane Hessel) elle doit glisser quelques instructions contre lesquelles il ne s’indignera pas (Hessel non plus) car le cassinien résultat est un crachat à la figure des Constituants. Cassin réintroduit l’homme de Rousseau dans la Déclaration qu’il transforme subrepticement en Déclaration des Droits de l’Individu. La Déclaration de 1789 mentionnait inlassablement l’Homme(comme concept, non comme genre) et le Citoyen (membre d’une Nation). La Déclaration de 1948 parle seulement de « personne » et admet que cette personne puisse être victime de la Nation. Ainsi le Citoyen est évacué et le triomphe des Rousseauistes est total.

Au moins dans les mots. Les pays « démocratiques » étaient sur-représentés. Cassin, pour plaire aux communistes, ajoute « collective » à « propriété ». Pour les musulmans et les protestants, il admet les manifestations publiques de la religion. Ce sont les droits de Cassin qui permettent aujourd’hui de considérer que la liberté de parole de l’individu surpasse l’intérêt de la Nation et permettront demain, peut-être, de punir le blasphème, droit imprescriptible de l’Homme.. Sauf aux yeux de Madame Roosevelt

Dans l’enthousiasme provoqué par la création de l’ONU, ce glissement sémantique est passé inaperçu, d ‘autant que l’ONU s’était doté d’instruments de coercition qui manquaient à la SDN. On créait une société d‘Etats que leurs citoyens pouvaient attaquer sur des fondements discutables puisque le postulat était que l’Etat menaçait la personne, ce qui semble paradoxal. Il suffit que la doxa s’empare d’un cas et la condamnation est inévitable.

Prenons un cas précis. Le Pakistan adopte la charia comme base juridique. Rien dans la charte onusienne ne l’interdit. Au contraire. L’ONU va accueillir dans ses rangs, l’Inde, le Pakistan ou Israel, pays qui ne font pas mystère de leurs racines religieuses. Cassin l‘a permis. A parti de là, on peut imaginer que ces Etats vont menacer les personnes qui ne partagent pas l’opinion dominante. Oui, mais dans ce cas, ça ne marche pas. Parce que la doxa internationale n’est pas dans le coup. La doxa internationale, c’est celle des USA. Celle qui admet que c’est pas bien de condamner une chrétienne qui a bu de l’eau musulmane (comme si l’eau pouvait avoir une religion), mais qu’on peut enfermer des citoyens qui ont enfreint un interdit religieux.

Tout ceci est passablement incohérent. 60 ans après son admission,  on reproche au Pakistan une attitude qui était en germe dans la dite admission. Quand un Etat se crée sur des bases religieuses,  il va de soi que ceux qui ne partagent pas cette religion seront des citoyens de seconde zone. Mais les Droits de  l’Homme version Cassin l’admettent. Ainsi l’Etat n’est plus une menace vis à vis de croyants différents dans la mesure où il privilégie les croyants qui soutiennent l’Etat.

Cette éradication des critères religieux est devenue la pierre de touche de l’humanisme. On admet que les Saudiens peuvent fouetter un blogueur opposant, par exemple. « On » ce sont les autres membres de l’ONU qui sont censés partager les mêmes valeurs. En réalité, ce qui compte, c’est la majorité. Le système cassinien permet de condamner en tout état de cause car il est aussi peu fiable qu’une religion.

Le hic, c’est que Cassin n’avait pas prévu que les religions deviendraient prégnantes et que leur hiérarchie changerait, au point que la religion est désormais clivante puisqu’elle est acceptée, admise, valorisée. Curieusement, on parle d’états musulmans, mais jamais d‘états chrétiens.

Bref, Cassin  a foutu le bordel en démontant les « vrais » droits de l’Homme, ceux de la Révolution, pour les remplacer par une soupe de mots où les dieux surnagent avec les croutons. Juriste, Cassin était aussi israélite : le robin a t’il cédé au rabbin ?


On en reparlera

dimanche 9 septembre 2018

ETRE BARBARE

J’avais écrit ça au moment du Bataclan. Puis oublié. Mais toujours d’actualité.

La foire aux mots bat son plein. Le Président vient de l’affirmer : nous serons impitoyables ! Tu parles ! Dans ce monde où ne règne plus que l’affect, le pathos, la compassion devenue passion, il veut nous faire croire qu’il fera de la politique sans pitié, alors que tout son vocabulaire tourne autour de la sentimentalité la plus simple. Non, ces attentats ne sont pas une horreur. Ce sont des actes de guerre. Et la guerre n’est une horreur que pour les civils. Pour lui, ce devrait être son job. Ni plus, ni moins.

Alors faisons un peu de sémantique

Terroristes. Non. Musulmans. Les huit mecs  qui ont attaqué sont tous les huit musulmans. Dans la Résistance, il y avait des communistes et des gens de droite, des cathos, des juifs, des protestants et même des musulmans. Là, les deux ensembles se recouvrent parfaitement. Le jour où des catholiques participeront aux actions des jihadistes, on pourra causer. Pour l’heure, les terroristes sont uniquement musulmans et donc j’ai toute légitimité à poser cette équivalence. Je ne dis pas que tous les musulmans sont terroristes. Je dis que tous les terroristes sont musulmans.

Il faut cesser de se voiler la face. C’est une guerre de religion. Les jihadistes ont pour projet de faire régner l’Islam sur le monde. Ils ne s’en cachent pas et se battent pour ça. Et donc la seule chose à leur dire c’est : on n’en veut pas. A aucun prix. Demandez aux musulmans modérés. Que l’Islam règne en France ne les offusque pas. Simplement, ils laissent les autres faire le sale boulot.

Mais il ne faut pas stigmatiser !! Ben voyons. Au temps fort de l’ETA, personne n’hésitait à parler de terroristes basques. Les Basques non terroristes ne se sentaient pas « stigmatisés ». Deux poids deux mesures ? Non.  Basque n’est pas une religion. Mais dès qu’un clergé quelconque est en jeu, la doxa se met en branle. La religion fout la trouille, quelle qu’elle soit, vu que la peur, peur de vivre, peur de mourir, est son fonds de commerce. D’ailleurs, chaque chaine à son imam présentable. Celui de Bordeaux est omniprésent avec un discours lénifiant que ses actes parfois démentent.

Impitoyable. On envoie des avions. L’aviation, c’est la guerre médiatisée. Le pilote qui bombarde ne voit rien des conséquences de son bombardement, que des images. Les images qu’on nous passe en boucle, ce sont des décollages de nuit, images pour jeux vidéo. Aucune image qui pourrait entrainer une quelconque compassion ou le moindre rejet. On est impitoyables mais on fait gaffe à ne pas susciter la pitié. Poids de l'étymologie....

Ce siècle est religieux. Même ceux qui n’affichent aucune religion ou n’en pratiquent aucune ont des fonctionnements religieux, des fonctionnements basés sur la compassion, sur la rédemption, sur la charité, bref sur tout l’arsenal de l’irrationnel religieux.

Nous sommes devenus faibles et couturés de peurs. Peur de  tuer des innocents, par exemple. Alors que c’est le cas dans tous les conflits. Nos adversaires n’ont pas de ces pudeurs. Justement ! me dit-on. Ne soyons pas aussi barbare. Pourquoi ? La base de la communication, c’est d’utiliser le vocabulaire de l’autre. Pour qu’il comprenne. Pour qu’il y ait un code commun. Là, nos ennemis ont choisi le code, suivons les. Ils veulent la barbarie ? Soyons barbares. Ils refusent la loi ? Ne laissons pas la loi qu’ils refusent les protéger. Ils décapitent sans procès ? Ne leur offrons pas les procès qu’ils rejettent. La phrase de Saint Just est toujours d’actualité. Pas de liberté pour les ennemis de la liberté. Ce n’est pas renoncer à nos valeurs, c’est simplement adapter nos valeurs à leur discursivité.

Ce qui me troue le cul, c’est d’entendre des parents de victimes affirmer qu’ils n’ont pas de haine. Comment ? Un salopard tue ton gosse et tu n’as pas envie de le venger ? Je dois être un peu rustique, mais je ne comprends pas. Et je me fous qu’on me traite de barbare. Dans un monde barbare, je suis mieux adapté.


On en reparlera …

dimanche 13 mai 2018

LE TOAST D'ALGER

Je le connais bien, je passe devant lui presque tous les jours, immortalisé par Falguière brandissant vers les hordes teutonnes sa croix de Lorraine d’évêque de Nancy.

Lui, c’est Charles Lavigerie, cardinal et Bayonnais et bien oublié. Va savoir pourquoi, ce matin, je pense à lui. Pour sa vie qui fut celle d’un battant. De nos jours, on saurait pas où le classer. Missionnaire (horreur !) en Algérie, il crée les Pères Blancs (c’est bien, c’est le Père de Foucauld), il lutte contre l’esclavage  (très très bien) et il met en place des règles d’évangélisation des populations musulmanes (très mal, ça touche à la culture). Le règles valent d’être rappelées (parler la langue, manger comme …. vivre comme…). Les militaires s’inquiètent et craignent que l’évangélisation ne réveille « le fanatisme musulman ». En clair, foutez leur la paix et qu’il restent où ils sont.

Mais aujourd’hui, je pense au Toast d’Alger. On est en 1890, la République française ne va pas très bien, en butte aux attaques, notamment, d‘une droite catholique et excessive. Lavigerie est archevêque d‘Alger et il prononce un discours, clair et dont on sait que le Vatican l’approuve :  « Quand la volonté d'un peuple s'est nettement affirmée, que la forme d'un gouvernement n'a rien de contraire, comme le proclamait dernièrement Léon XIII, aux principes qui peuvent faire vivre les nations chrétiennes et civilisées, lorsqu'il faut, pour arracher son pays aux abîmes qui le menacent, l'adhésion sans arrière-pensée à cette forme de gouvernement, le moment vient de sacrifier tout ce que la conscience et l'honneur permettent, ordonnent à chacun de sacrifier pour l'amour de la Patrie. […] C'est ce que j'enseigne autour de moi, c'est ce que je souhaite de voir imiter en France par tout notre clergé, et en parlant ainsi, je suis certain de n'être démenti par aucune voix autorisée. »

Tout est dit. La religion doit être sacrifiée « pour l’amour de la Patrie » dès lors que ce sacrifice n’est pas contraire aux principes du vivre ensemble. Alors oui, aujourd’hui, je pense à Charles Lavigerie.

J‘imagine un imam ou un ayatollah répondant au toast d’Alger par un toast de Paris (ou de Marseille ou de Lunel) afin d‘expliquer aux musulmans que la religion doit être sacrifiée au vivre ensemble. Bien entendu, c’est un simple rêve. L’organisation de l’Islam ne le permet pas. Le mental du clergé, non plus. Je ne vois aucun religieux capable de prononcer en public d’aussi fortes paroles. Il ne s’agit pas d‘opposer Marianne à Mahomet, il s’agit de dire qu’ils ne peuvent vivre ensemble, dans le même lit.

Il y a, toutefois, un fait qui doit être examiné. Dans tout le pays, grâce à des associations auto-représentatives et des avocats stipendiés, les détenus musulmans réclament inlassablement des menus adaptés. En clair, l’Islam qui refuse la République à la pointe du couteau fait appel aux principes de la même République pour respecter sa religion. Ne hurlez pas ! Je ne dis pas que tous les détenus musulmans sont des terroristes. Je dis simplement que pour être en détention il faut s’être plus ou moins placé hors la loi et qu’il est quelque peu abusif de se réclamer de la protection d’une loi à laquelle on a dérogé et qu’on a refusée.

La loi sur la laïcité souffre d‘un mal : elle tolère les religions ce qui revient à les accepter. Mais elle refuse de les prendre en compte. On ne peut légiférer sur le martyre. Par voie de conséquence, on ne peut s’en défendre. Les terroristes tuent et attendent la réciproque qui les enverra d‘un coup au paradis où abondent les vierges. Tu penses bien que, face à ces félicités, y’a pas grand chose qui tienne. Une défense pourrait être de les rendre impurs pour annuler le paradis. Comment ? J’en sais rien. Leur injecter 10 cm3 de sang de porc au moment de l’autopsie, par exemple. Et prévenir l’imam chargé de l’ensevelissement, qu’il fasse pas d’erreur. Mais la loi ne le permet pas, parce que la loi n’interfère pas avec la religion. Faut dire que, rédigée en 1905, la loi avait pas prévu que le paradis serait un problème.

Il l’est devenu en inversant la problématique : quand j’étais petit, le problème, c’était l’Enfer. Fallait pas y aller. Ne pas y aller conduisait au Paradis. On n’avait pas le même code de la route. Faudra s’adapter au changement et se réhabituer à la virginité.

On en reparlera…