Les ONG sont des nids d’escrocs.
C’est quoi une ONG ? Ben, comme son nom l’indique une Organisation Non Gouvernementale. Une agglomération de gens qui ne veulent rien à voir avec les gouvernements. Question de liberté…. ou de dignité… Ceci est respectable…Jusqu'au moment où l’ONG demande une subvention.
Je n’ai toujours pas compris pourquoi les ONG pouvaient être subventionnées par les Etats qu’elles rejettent. Le beurre et l’argent du beurre..
L’argent, mais pas que… Un groupe de ces dames patronnesses voit six de ses employés envoyés aider les girafes dézingués par des habitants. Que fait l’ONG ? Elle demande l’aide de la France. Ho les mecs ! Vous etes non-gouvernementaux et donc, si les mots ont un sens, hors des préoccupations du gouvernement. Des quasi-apatrides. Mais dès qu’il y a un problème, vous appelez le Ministre d’un gouvernement que vous rejetez. Vous nous prendriez pas, un peu, pour des cons ??
Mais notre action… Ton action, Loulou, les habitants n’en veulent pas.Ils le montrent. D’une manière un peu sévère, certes. Mais le message est clair. Laisse tomber. Tu n’es pas le bienvenu. J’admets. C’est dur pour l’ego mais bon, le gouvernement que tu repousses t’offrira un bon psy.
Ma conception est simple. : Il faut aider les gens qui le veulent. Et tu n’as pas a savoir ce qui est bon. Tu es un étranger. Décider ce qui est bon pour les gens c’est faire œuvre de néo-colonialiste. Ce qui justifie les réactions excessives. Tu veux réparer le puits. Un puits, ce n’est pas de l’eau. C’est une histoire, des relations humaines, des légendes parfois, tout un tissu humain qui ne laisse pas de place à ta technologie. Alors oui, y’aura toujours un mec qui rejettera ton intervention sur le puits de ses aïeux.
En te demandant de t’occuper de ton cul. Les humanitaire ne s’occupent jamais de leur cul mais de leur ego. Ils se voient beaux, compassionnels, porteurs d’un avenir lumineux, vecteurs de civilisation. Ils répondent aux questions qu’on ne leur pose pas.
Tu veux pas admettre que t'es pas chez toi. On te l'a seriné et tu répètes : le monde est à tout le monde. Ben non.Le petit bout d'Afrique que t'as sélectionné pour faire joujou,il est aux mecs qui triment dessus et qui veulent pas que tu fasses leur bonheur malgré eux.
Ça existait avant vous, les mecs. Sous le nom d’administrateurs coloniaux ou de commandants de cercles. Avec quelques différences. C’étaient de farouches colonialistes. Ils restaient des années en poste , ils parlaient la langue. Ils n’aimaient pas forcément les autochtones mais ils accumulaient les connaissances. Allez retrouver leurs rapports dans les bibliothèques spécialisées.
Là est la différence. Ils voulaient connaître avant d’aimer. L’amour rend con. Croyez en un spécialiste.
On y parle peu de géographie. Rarement de politique. Encore que... On parle juste de la vie des hommes. C'est pareil.
vendredi 21 août 2020
jeudi 30 juillet 2020
HALIMI, LE FEMINISME ET LES MOTS
Il est mal vu de critiquer une icône même si iconoclaste peut être un compliment. Mais il est des icônes intangibles.
Il faut s’intéresser aux mots. Gisele Halimi, avocate, a utilisé les mots comme des armes, contribuant ainsi à déplacer, fausser, biaiser le débat. Tactique basochienne et médiatique. Lorsqu’elle arrive sur la place publique, on utilise pour désigner une société dominée par les hommes le terme non connoté de « adamocratique ». C’est une société dominée par Adam. Leroy-Ladurie l’utilise régulièrement plutôt que « patriarcat » qui est connoté par l’âge du patriarche. Une société adamocratique est une société où les hommes ont le pouvoir. Le terme est neutre, précis et clair. Il n’a pas d’antonyme : on ne connaît pas de société dominée par les femmes, sinon les Amazones, mais il s’agit d’un mythe.
Gisèle Halimi crée le terme de « phallocratique » qui va vite renvoyer adamocratique au rang des vieilles lunes. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que le mot est réducteur qui enferme l’homme dans son phallus et simplifie la domination au pouvoir du sexe. On feint d’oublier que l’homosexuel possède aussi un phallus ce qui l’enferme dans le groupe des dominants même s’il est plutôt dominé dans la vie réelle. Clairement, le mot le plus précis cède devant le vocable le plus brouillon. Mal nommer, c’est ajouter au malheur du monde.
A partir d’Halimi, le pénis devient donc un sceptre dont il suffit de s’emparer pour régner. Le droit pénien remplace le droit pénal dans l’esprit de l’avocate, puis dans les cerveaux de ses séides. La domination masculine était le résultat d’une évolution historique, de changements juridiques…Je prends un seul exemple : les sociétés pyrénéennes et aquitaniques pratiquaient la primogéniture absolue, l’ainé était chef de famille quel que soit son sexe. Règle détruite par la Croisade contre les Albigeois, en même temps que la poésie des troubadours et la civilisation d’oc. Il n’est nul phallus dans ce basculement.
Halimi simplifie la structure sociale : « j’en ai une et pas toi » bientôt suivi par « j’en ai une plus grosse ». On admettra qu’il s’agit là d’une structuration maigrelette, mais nous sommes dans la com’ et la lectrice de Cosmopolitan peut comprendre. Le féminisme s’est fondé sur cette opposition structurale et hemingwayenne : « En avoir ou pas » épicée de psychanalyse mal comprise et de symbolisme réchauffé.
Ceci pour dire que le chœur des vierges qui accompagne Maitre Halimi à sa dernière demeure me laisse froid. Je déteste les simplificateurs et les communicants : le monde est riche, les sociétés sont complexes, rien n’est simple. Simplifier, c’est penser au bistro. Une seule raison, une seule cause, et je ne veux voir qu’une seule tête. Tout le monde peut comprendre et c’est bien le problème, car tout le monde n’est pas équipé pour comprendre. Par exemple celui qui préfère Hanouna à Leroy-Ladurie.
Etre élitiste n’est pas en avoir une plus grosse. C’est simplement accepter que l’autre peut comprendre. Quel que soit son sexe. Halimi parlait à celles qui n’avaient pas la lumière à tous les étages.
Je me pense plus féministe qu’elle.
Il faut s’intéresser aux mots. Gisele Halimi, avocate, a utilisé les mots comme des armes, contribuant ainsi à déplacer, fausser, biaiser le débat. Tactique basochienne et médiatique. Lorsqu’elle arrive sur la place publique, on utilise pour désigner une société dominée par les hommes le terme non connoté de « adamocratique ». C’est une société dominée par Adam. Leroy-Ladurie l’utilise régulièrement plutôt que « patriarcat » qui est connoté par l’âge du patriarche. Une société adamocratique est une société où les hommes ont le pouvoir. Le terme est neutre, précis et clair. Il n’a pas d’antonyme : on ne connaît pas de société dominée par les femmes, sinon les Amazones, mais il s’agit d’un mythe.
Gisèle Halimi crée le terme de « phallocratique » qui va vite renvoyer adamocratique au rang des vieilles lunes. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que le mot est réducteur qui enferme l’homme dans son phallus et simplifie la domination au pouvoir du sexe. On feint d’oublier que l’homosexuel possède aussi un phallus ce qui l’enferme dans le groupe des dominants même s’il est plutôt dominé dans la vie réelle. Clairement, le mot le plus précis cède devant le vocable le plus brouillon. Mal nommer, c’est ajouter au malheur du monde.
A partir d’Halimi, le pénis devient donc un sceptre dont il suffit de s’emparer pour régner. Le droit pénien remplace le droit pénal dans l’esprit de l’avocate, puis dans les cerveaux de ses séides. La domination masculine était le résultat d’une évolution historique, de changements juridiques…Je prends un seul exemple : les sociétés pyrénéennes et aquitaniques pratiquaient la primogéniture absolue, l’ainé était chef de famille quel que soit son sexe. Règle détruite par la Croisade contre les Albigeois, en même temps que la poésie des troubadours et la civilisation d’oc. Il n’est nul phallus dans ce basculement.
Halimi simplifie la structure sociale : « j’en ai une et pas toi » bientôt suivi par « j’en ai une plus grosse ». On admettra qu’il s’agit là d’une structuration maigrelette, mais nous sommes dans la com’ et la lectrice de Cosmopolitan peut comprendre. Le féminisme s’est fondé sur cette opposition structurale et hemingwayenne : « En avoir ou pas » épicée de psychanalyse mal comprise et de symbolisme réchauffé.
Ceci pour dire que le chœur des vierges qui accompagne Maitre Halimi à sa dernière demeure me laisse froid. Je déteste les simplificateurs et les communicants : le monde est riche, les sociétés sont complexes, rien n’est simple. Simplifier, c’est penser au bistro. Une seule raison, une seule cause, et je ne veux voir qu’une seule tête. Tout le monde peut comprendre et c’est bien le problème, car tout le monde n’est pas équipé pour comprendre. Par exemple celui qui préfère Hanouna à Leroy-Ladurie.
Etre élitiste n’est pas en avoir une plus grosse. C’est simplement accepter que l’autre peut comprendre. Quel que soit son sexe. Halimi parlait à celles qui n’avaient pas la lumière à tous les étages.
Je me pense plus féministe qu’elle.
mercredi 29 juillet 2020
LES VONTAS
Mot oublié…les Vontas, en mes jeunes années étaient ceux qui vont a la messe. Lot important de pucelles livides, de vieilles bigotes et quelques bonshommes confits. Ceux qui vont-a la messe.
Les maitres d’une magnifique escroquerie.
1905 : loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat. Les édifices religieux entrent dans le giron de la Nation. Les Vontas montent au créneau : ils veulent l’usufruit des églises. Ce a quoi la Nation consent. Les églises (mais aussi un bon paquet de synagogues et de temples protestants) sont confiés à des associations cultuelles qui vont les utiliser et les entretenir.
Le problème est que les Vontas ne vont pas tarder à oublier la loi de 1905. Ils sont chez eux dans les églises. Point barre. Au point que l’accord de base est oublié.
Ils inondent les réseaux sociaux de messages à la con sur les catastrophes ecclésiales. La dernière étant Nantes. Restons calmes et clairs. La cathédrale de Nantes appartient à tous les Français, moi inclus, qui crache à la gueule de Dieu mais pas sur l’œuvre des hommes qui ont bâti l’édifice. Nous l’avons confié à un groupe de gens qui affirment en avoir besoin et qui en font quoi ? Ils filent les clefs de MON bien à un réfugié plus ou moins hors la loi qui y fout le feu.
Nantes, mais aussi Notre-Dame, et quelques milliers de lieux de culte ont été confiés ou concédés à des gens qui en jouissent et les laissent détruire. Pour de mauvaises raisons.
Ho ! les excités de la Manif pour tous !! J’ai fait ce soir le tour de ma cathédrale, à Bayonne. On vous la prête mais qui la protége ? Monseigneur Aillet, évêque de choc, où sont vos gardiens du temple ? Parce que vous vous trompez Monseigneur. Cette Cathédrale n’est pas à vous, mais à nous. On vous en a confié les clefs mais pas pour que tout un chacun en ait un double. Car elle est autant à moi qu’à vous. J'y ai des souvenirs que vous n'avez pas.
Vous faites, Monseigneur, l‘erreur que font tous les conseils de fabrique de toutes les religions. Mes copains du consistoire croient que la synagogue leur appartient. Au nom de Dieu. Mais nous sommes loin de la Loi de 1905. Propriétaire, l’Etat vous assure le clos et le couvert. A vous d’assurer l’entretien courant et surtout le gardiennage du bien.
Alors mes amis Vontas, au lieu de chouiner sur la destruction des lieux de culte, pensez plutôt à vos responsabilités d’usufruitiers. S’ils sont détruits, c’est que vous avez été incapables de les protéger, incapables de protéger les biens de la Nation. Vous avez failli.
Vous avez failli car vous voulez le beurre et l’argent du beurre, les églises à votre disposition et leur entretien courant aux frais de la société. Vous croyez être chez vous dans les églises alors que vous y êtes seulement tolérés
Et si on faisait un état des lieux ? Que vous rendiez a l’Etat les lieux de culte qui vous détruisent le budget ? Et si l’Etat vous ôtait l’usage de ce que vous avez laissé détruire ?
Si vous preniez enfin vos responsabilités ?
Les maitres d’une magnifique escroquerie.
1905 : loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat. Les édifices religieux entrent dans le giron de la Nation. Les Vontas montent au créneau : ils veulent l’usufruit des églises. Ce a quoi la Nation consent. Les églises (mais aussi un bon paquet de synagogues et de temples protestants) sont confiés à des associations cultuelles qui vont les utiliser et les entretenir.
Le problème est que les Vontas ne vont pas tarder à oublier la loi de 1905. Ils sont chez eux dans les églises. Point barre. Au point que l’accord de base est oublié.
Ils inondent les réseaux sociaux de messages à la con sur les catastrophes ecclésiales. La dernière étant Nantes. Restons calmes et clairs. La cathédrale de Nantes appartient à tous les Français, moi inclus, qui crache à la gueule de Dieu mais pas sur l’œuvre des hommes qui ont bâti l’édifice. Nous l’avons confié à un groupe de gens qui affirment en avoir besoin et qui en font quoi ? Ils filent les clefs de MON bien à un réfugié plus ou moins hors la loi qui y fout le feu.
Nantes, mais aussi Notre-Dame, et quelques milliers de lieux de culte ont été confiés ou concédés à des gens qui en jouissent et les laissent détruire. Pour de mauvaises raisons.
Ho ! les excités de la Manif pour tous !! J’ai fait ce soir le tour de ma cathédrale, à Bayonne. On vous la prête mais qui la protége ? Monseigneur Aillet, évêque de choc, où sont vos gardiens du temple ? Parce que vous vous trompez Monseigneur. Cette Cathédrale n’est pas à vous, mais à nous. On vous en a confié les clefs mais pas pour que tout un chacun en ait un double. Car elle est autant à moi qu’à vous. J'y ai des souvenirs que vous n'avez pas.
Vous faites, Monseigneur, l‘erreur que font tous les conseils de fabrique de toutes les religions. Mes copains du consistoire croient que la synagogue leur appartient. Au nom de Dieu. Mais nous sommes loin de la Loi de 1905. Propriétaire, l’Etat vous assure le clos et le couvert. A vous d’assurer l’entretien courant et surtout le gardiennage du bien.
Alors mes amis Vontas, au lieu de chouiner sur la destruction des lieux de culte, pensez plutôt à vos responsabilités d’usufruitiers. S’ils sont détruits, c’est que vous avez été incapables de les protéger, incapables de protéger les biens de la Nation. Vous avez failli.
Vous avez failli car vous voulez le beurre et l’argent du beurre, les églises à votre disposition et leur entretien courant aux frais de la société. Vous croyez être chez vous dans les églises alors que vous y êtes seulement tolérés
Et si on faisait un état des lieux ? Que vous rendiez a l’Etat les lieux de culte qui vous détruisent le budget ? Et si l’Etat vous ôtait l’usage de ce que vous avez laissé détruire ?
Si vous preniez enfin vos responsabilités ?
samedi 4 juillet 2020
JE NE CROIS PAS EN JEAN CASTEX
Les commentateurs s’esbaudissent. Jean Castex semble Guilluy-compatible. On trouve son accent gascon sympathique, quasi-exotique, on insiste sur sa ruralité (encore que Prades est une vraie ville), bref c’est un premier ministre taillé sur mesure pour les gilets jaunes et les ruraux désertifiés.
Vu de l’ENA, surement.
Je vais donner un truc aux commentateurs des télés lutéciennes. Castex est né à Vic. Prades est voisine de Céret.. Deux villes taurines. On va vite voir quelle est la valeur de son enracinement territorial, surtout avec les scores des Verts. La corrida sera le marqueur de sa sincérité.
Le sport aussi. Il dirigeait l’Agence Nationale du Sport, gros bouzin étatique chargé d‘harmoniser le sport français. Gros bouzin dont l’inutilité n’échappera à personne. Pendant des décennies, le sport en France était géré par les Fédérations avec un fonctionnement proche de l’orpaillage : des tamis successifs écrémaient les clubs locaux afin de faire remonter les meilleurs éléments vers les équipes nationales, sport par sport. Vu le nombre de Fédérations et le nombre de clubs, ça n’allait pas sans frottements, sans erreurs et sans chicailleries personnelles. Après plusieurs tentatives, l’Etat a fini par créer l’ANS pour mettre de l’ordre et organiser les subsides. Avec dans la ligne de mire les JO de Paris 2024.
Le sport est un excellent marqueur territorial. Chaque village a son club et parfois même plusieurs : on ne met pas les cyclistes avec les footballeurs. C’est vrai que c’est parfois assez bordélique. Comme la vie. Mais cette dentelle reflète la diversité de nos territoires. Il importe de l’accompagner. Pas de tailler dedans.
J’ai déjà dénoncé cette dérive qui consiste à tout niveler pour faciliter l’administration car elle est mortelle pour notre civilisation française, comme toute simplification. A Prades et dans le Conflent on mange des escargots. Des petit-gris, pas des escargots de Bourgogne. C’est le plat emblématique local, la cargolade où les escargots sont grillés avec des herbes. A Bayonne, on mange aussi des petit-gris mais en sauce avec du jambon. Rien a voir avec les gros bourguignons et leur beurre manié. Pour l’instant, on a échappé à la normalisation de l’escargot. Mais on y viendra.
Je ne crois pas en Castex car il est haut fonctionnaire, formaté pour niveler, pas pour magnifier les taupinières. Nos territoires sont variés et pas nécessairement égaux.Le rôle de l’administration est d’injecter de l’égalité dans cette diversité, en la respectant.
Elle y arrivait au temps des calepins et des fiches quadrillées. Elle n’y arrive plus à l’époque de l’ordinateur.
Et si la vraie question était celle là ?
Vu de l’ENA, surement.
Je vais donner un truc aux commentateurs des télés lutéciennes. Castex est né à Vic. Prades est voisine de Céret.. Deux villes taurines. On va vite voir quelle est la valeur de son enracinement territorial, surtout avec les scores des Verts. La corrida sera le marqueur de sa sincérité.
Le sport aussi. Il dirigeait l’Agence Nationale du Sport, gros bouzin étatique chargé d‘harmoniser le sport français. Gros bouzin dont l’inutilité n’échappera à personne. Pendant des décennies, le sport en France était géré par les Fédérations avec un fonctionnement proche de l’orpaillage : des tamis successifs écrémaient les clubs locaux afin de faire remonter les meilleurs éléments vers les équipes nationales, sport par sport. Vu le nombre de Fédérations et le nombre de clubs, ça n’allait pas sans frottements, sans erreurs et sans chicailleries personnelles. Après plusieurs tentatives, l’Etat a fini par créer l’ANS pour mettre de l’ordre et organiser les subsides. Avec dans la ligne de mire les JO de Paris 2024.
Le sport est un excellent marqueur territorial. Chaque village a son club et parfois même plusieurs : on ne met pas les cyclistes avec les footballeurs. C’est vrai que c’est parfois assez bordélique. Comme la vie. Mais cette dentelle reflète la diversité de nos territoires. Il importe de l’accompagner. Pas de tailler dedans.
J’ai déjà dénoncé cette dérive qui consiste à tout niveler pour faciliter l’administration car elle est mortelle pour notre civilisation française, comme toute simplification. A Prades et dans le Conflent on mange des escargots. Des petit-gris, pas des escargots de Bourgogne. C’est le plat emblématique local, la cargolade où les escargots sont grillés avec des herbes. A Bayonne, on mange aussi des petit-gris mais en sauce avec du jambon. Rien a voir avec les gros bourguignons et leur beurre manié. Pour l’instant, on a échappé à la normalisation de l’escargot. Mais on y viendra.
Je ne crois pas en Castex car il est haut fonctionnaire, formaté pour niveler, pas pour magnifier les taupinières. Nos territoires sont variés et pas nécessairement égaux.Le rôle de l’administration est d’injecter de l’égalité dans cette diversité, en la respectant.
Elle y arrivait au temps des calepins et des fiches quadrillées. Elle n’y arrive plus à l’époque de l’ordinateur.
Et si la vraie question était celle là ?
jeudi 2 juillet 2020
LES ECOLOS SONT DES CONS (1-) AYHERRE
Chapitre 1 :
DÉTRUIRE AYHERRE
Les écolos sont des cons.
Supprimer les vols intérieurs est l’idée la plus stupide qui
soit. Motif : le train peut remplacer l’avion. C’est faux, évidemment.
Ça parait évident quant ta vision est limitée. T’as pas
besoin d’un avion quand tu prends l’avion de Paris à Biarritz pour aller voir
Mémé (on dit Amatxi pour faire couleur locale).
Mais si tu veux aller de Mexico à Ayherre, c’est pas pareil.
Là, c’est plus un vol intérieur. C’est la dernière jambe d’un vol international.
Pour info, une jambe, c’est la désignation d’un trajet d’aéroport a
aéroport : un Québec-Ayherre a deux jambes : Québec-Paris et
Paris-Biarritz. Oublier la dimension internationale de l’avion, c’est être un
con.
Je suis a l’aéroport de Bayonne. J’attends une copine qui
vient de loin. Mon téléphone sonne : elle a loupé l’avion. Elle avait
choisi un vol avec escale à Paris. Mais son comparateur n’avait pas bien
expliqué qu’elle arrivait à Paris-CDG et repartait de Paris-ORY. Deux heures
quand tout va bien et que tu parles bien français. Elle s’est ramassée.
Info pour les écolos. Le comparateur n’intègre pas le CO2 du
taxi qui va de Roissy à Orly. Vous pouvez vérifier.
Mais pourquoi Ayherre ? C’et un très joli village de
Basse-Navarre, avec une tradition chocolatière et un petit millier d’habitants.
C’est surtout le berceau du groupe Lauak. Pour les Marseillais, c’est aussi le
berceau de la famille Belzunce, comme le cours. Tout le monde connaît Belzunce. A Marseille.
Lauak est un groupe aéronautique, section sous-traitant. Naturellement, ils ont commencé avec le
voisin Dassault Comme chaudronniers. Et puis, comme ils étaient plutot bons
chaudronniers, ils se sont développés. Aujourd’hui, ils bossent avec Airbus,
Bombardier et quelques boites moins connues. Et ils ont des sites au Mexique,
au Quebec et en Inde. Depuis Ayherre. Et avoir un aéroport pas trop loin ,
pour un groupe aéronautique international, c’est pas idiot.
Lauak s’est un peu développpé localement. Surtout à
Hasparren, le bourg le plus proche d’Ayherre que tous les Chinois de Paris
connaissent C’est le berceau du maire du 13ème, Jérome Coumet.
Détruire Ayherre, c’est détruire un noeud de savoir qui enserre la planète.Détruire les vols intérieurs, c'est détruire Ayherre. Et Lauak.
Les écolos s’en foutent. Ils font des calculs à la con en
pensant à leurs vacances à Tunis. Ce sont de petites gens qui réfléchissent à
leurs pistes cyclables quand ils regardent le globe. Ce sont de petites gens
incapables d’imaginer que leur petit territoire existe sur la terre.
Parce qu’ils ne le connaissent pas….. Parce qu’ils ne
l’aiment pas…
Mon territoire, ce territoire sur lequel je vis depuis un
paquet de générations, j’essaye de le connaître et de le comprendre. Il est
l’objet, non de convoitises, mais de concurrence. Le plus souvent médiocre. A
courte vue. Tiens, Jérome Coumet. Je le rencontre au hasard d’une interview.Je
fais sonner le T final, il réagit. On parle, il me dit « Je suis
haspandar ». Tu parles !! Il est né à la Salpé !! D’un père
haspandar, philosophe et épistémologiste de haut niveau. Aspiré à la capitale
par le système. Jacobin, le système ? Non. Système de filtration pour que
la Nation bénéficie du meilleur des provinces. Ce n’est pas une vidange, au contraire.
Aujourd’hui, le fils du bon élève de philosophie continue à se revendiquer
comme haspandar, fils de sa terre, tout en gérant la plus importante communauté
chinoise d’Europe. Jérome Coumet est une passerelle.
Les écolos ne sont pas des passerelles. Ils érigent des
barrages. Le problème, c’est qu’ils vont détruire les autres passerelles. Ou
les chasser. Je suis bien certain que Lauak n’est pas la seule entreprise
internationale de haute technologie implantée sur notre territoire. Il en est
d’autres, menacées par des gens irréfléchis. Des gens qui croient que le problème, c'est l'avion, quand le problème c'est le prix de l'avion (et le bordel des correspondances).
Ils semblent penser à la planète. Mais ils ne sont pas
foutus de penser au village d’à côté.
Les écolos se croient trop intelligents pour penser aux
villages.
mercredi 1 juillet 2020
LE BEURRE ET L'ARGENT DU BEURRE
Vague verte qu’ils disent. Les mêmes qui ont parlé de vague
rose ou bleue. Vachement bons les commentateurs : change la couleur, tu
changes le message. Après quoi t’analyses. Vachement intelligentes les
analyses : dégagisme par ci, inquiétude pour la planète par là…Faut te
conforter et te surprendre. C’est le but des analyses à la télé : que tu
puisses les reprendre demain matin au bistro ou devant la machine à café. Parce
que les commentateurs hyper pro, c’est pas des prévisionnistes. Ils passent
leur temps à expliquer ce qui s’est passé, jamais ce qui va se passer.
Faisons simple. Je n’aime pas la simplicité dans la
réflexion ou les sciences. Là, il s’agit de politique, le degré zéro des
sciences sociales. On peut simplifier. La vague n’a submergé que des villes.
L’électeur vert est urbain. Normal, disent certains commentateurs. Ils veulent
ce qu’ils n’ont pas. C’est encore plus simple ; ils veulent les deux, le
beurre et l’argent du beurre. L’électricité abondante mais sans centrales
nucléaires.. Tous les déchets de la consommation et le tri sélectif pour la
bonne conscience.
Parce que on ne le dit jamais : vivre en ville est un
choix. C’est en ville que git le fric. C’est en ville que sont les emplois bien
payés et parfois les emplois tout court. Alors, mon cousin Jean-Marc, il quitte
son village béarnais et il va vivre à Toulouse. Et il votera écolo parce que
ses collines le gratouillent un peu. Il n’imagine même pas (même plus) qu’un
monde où on peut vivre bien dans un village est possible.
C’est quoi un maire écolo ? C’est pas simplement une
étiquette avec un adjoint à l’environnement. On pourrait exiger un service
Ecologie du niveau du service des Ecoles, avec un plan d’action. Par
exemple, établir un relevé faunistique
de la commune. Un vrai, avec les
insectes, les arachnides et les reptiles. Pas juste les oiseaux et les jolis
rongeurs. Imagine : tu trouves un lieu de reproduction de tritons sur
l’emprise de la piste cyclable. Tu agis comme un vrai écolo : tu vires les
vélos. Pour la flore, normalement, le service des Espaces verts peut
faire : ils savent ce qu’ils plantent. On peut leur demander d’aller voir
les terrains privés et de signaler les arbres remarquables afin d’enrichir le
PLU et d’empêcher les
constructions qui abimeraient le patrimoine écologique local.. C’est le
préalable à une gestion écologique de la ville. Je vous rassure, pas un maire
EELV ne l’a fait. L’écologie, c’est pour être élu, pas pour etre emmerdé.
Les autres rigolos, ils ont fait une belle loi d’urbanisme,
mais personne n’a jamais exigé un état des lieux écologique. Le maire de
Grenoble, réélu, ne l’a pas fait non plus en six ans. Par contre, il a autorisé
le burkini à la piscine, comme si l’islam était un élément de la
biodiversité !!
Et moi, je me répète : l’écologie est un savoir qui
s’appuie sur les sciences naturelles. Comme tous les savoirs, il se tricote
avec les autres savoirs. Tu te poses des questions sur la géologie, ça t’aide à
comprendre les plantes, évidemment, mais aussi les monuments de la ville. On
appelle ça l’environnement. Il paraît que c’est la spécialité des écolos. Mais
pas au point de préférer des tritons à une piste cyclable.
Le savoir est un peu rigide. Il te dit, c’est triton OU
vélo. L’écolo veut triton ET vélo. Seul le politique peut accepter ça et tordre
le cou aux raisons naturelles, les raisons de la Nature.
La vague verte n’est pas une victoire de l’écologie. C’est
une victoire de l’écologie politique, celle qui promet le beurre ET l’argent du
beurre. Tu peux toujours promettre. T’es jamais obligé de tenir.
Les tritons ont du souci à se faire.
lundi 29 juin 2020
LA PENSÉE NÉGATIVE
Période d’élections….¨Période favorable à l’introspection,
surtout dans une petite ville. J’avais oublié. Beaucoup de candidats me sont
connus. J’ai mon Jiminy Cricket avec moi. Il m’interroge ; et lui ?
Tu n’y penses pas.. Il n’a qu’un neurone, et encore on lui a greffé.
Le jeu est facile : avec lesquels de ces candidats
aimerions nous diner ? L’avantage, c’est que ça va pas nous détruire le budget.
Jiminy revient a l’essentiel, la littérature. On parle de
nos favoris ; Céline, Cioran, Bernanos. Se profile ainsi une
parenté : les auteurs qui savaient dans quel monde ils vivaient. Les
auteurs négatifs. Race disparue. Ce sont les auteurs de la lucidité, ceux qui
voient les dangers qui se profilent. Ceux qui consultent l’Histoire et la
convoquent dans leur réflexion. Ceux qui ne cèdent pas aux sirènes de la
modernité et appellent Sénèque au secours pour comprendre Macron.
Ils ne sont pas audibles. Souvent par la forme. La lucidité
rend violent avec le temps qui passe et l’époque hait la violence. L’époque hait
la haine et l’affiche sans cesse car elle a encagé la haine dans des lieux
réservés à cet effet. On a le droit de haïr les groupes haineux. Je hais la
haine et ma haine n’est plus haine car son objet est haïssable. Quand une
réflexion commence ainsi, elle est intellectuellement morte.
Ils ne sont pas audibles. Souvent par leur culture. Cette
culture sans cesse appelée au micro, mais toujours rejetée dès lors qu’elle
existe, au motif de son élitisme. Il est inutile de parler de Jules César dans
un groupe LBGT. César, le mari de toutes les femmes, la femme de tous les maris.
Jules devrait être une icône. Mais, comme je l’ai entendu, personne n’a lu
César. Pas grave, la formule est de Suétone que personne n’a lu non plus.
Ils ne sont pas audibles. La doxa leur est indifférente. Ils
savent bien que les moutons vont en troupe. Eux sont des béliers et n’ont que
faire de la taille du troupeau. Ils écrivent pour peu. Parfois, on se
demande : écrivent ils pour quelqu’un ?
Il est temps de refonder le négativisme Jiminy me souffle à
l’oreille : personne ne te lira.. Jiminy se trompe. Ils seront peu
nombreux. J’en connais déjà quelques uns. Peu nombreux, il est vrai. Peu
modernes, il est vrai également.
Nous sommes dimanche 28 juin. J’écoute les commentaires
électoraux stupides. L’abstention augmente. Faux. Les Français de base, ceux
avec qui je m’entends bien, ont déjà voté et ont élu leur Maire. Nous votons
pour les maires des métropoles, la fausse France. L’abstention est urbaine,
citadine. Car le citadin, je l’ai déjà écrit, veut le beurre et l’argent du
beurre : il vote pour qui lui promet les deux et comme tous promettent les
deux, il hésite, vacille et s’abstient. Les commentateurs me filent des
boutons. Après avoir passé des mois à analyser les Gilets jaunes, ils les
gomment de la réflexion et reviennent aux antiques logiciels. On s’oriente vers
une vague verte. En ville. Il n’y a pas de vague verte dans la France
périphérique. Et encore moins dans la France rurale : elle est déjà verte.
A Escos, il n’y a pas eu de second tour. Le premier tour
enregistrait 86% de participation, en nette baisse par rapport aux 91% de
l’élection précédente. Abstention ? A côté, à Labastide, 74% des habitants
avaient voté au premier tour (baisse de neuf points, note le commentateur) pour
porter à la mairie le frère de Maryse et le fils d’Albert, le menuisier.
Abstention ?
La France, c’est ça. Un pays rural, émietté, une
dentelle de territoires administrés par des individus qui bossent sur le curage
des fossés et la réparation du mur du cimetière. Des individus oubliés,
méprisés par une administration imbécile et des médias inconséquents. Des
territoires qui échappent à la statistique et sur lesquels le discours de la
science politique glisse sans trouver prise. Des territoires tellement
nombreux, tellement divers qu’on ne sait pas comment les regrouper. Ils
échappent à la discursivité ; il n’y a rien à en dire que puisse entendre
la masse laquelle justifie les tarifs de la pub. La ruralité est économiquement
transparente.
La pensée négative semble se draper dans les oripeaux
de Barrès ou Giono mais c’est une
vision d’écolo. La ruralité est une incessante lutte contre la Nature, une
lutte raisonnée devenue déraisonnable par la pensée quantitative. Les
gestionnaires des villes s’opposent sur les moyens de gérer la campagne. En
laissant les campagnards sur le bord de la route. Que l’on remplace
l’instituteur par le bus de ramassage ou par le télé-enseignement est
pareil : c’est enlever un homme à un lieu qui en a besoin.
J’ai vu disparaitre les instituteurs-secrétaires de mairie
au nom de la rentabilité. Personne ne voulait voir que l’instituteur était
d’abord un truchement, l’homme qui expliquait au responsable rural la volonté
de l’administrateur urbain. Un lien entre discours opposés. Un lien humain, pas
économique.
Jiminy m’écoute. Il sait de quoi je parle, il a été
carassoneur. Métier ingrat, fatigant, indispensable au vigneron, non
mécanisable, un métier de la terre. C’est l’homme qui vérifie, chaque année,
les piquets de la vigne et la conduite de la plante, c’est à dire, in fine, sa
production. Le métier n’existe pas dans les statistiques : on écrit
« ouvrier agricole ».
Remettre l’homme au centre. Tout le monde en parle. Mais
personne ne sait. Il faut simplement gommer le mépris. L’administrateur
sciencepotard n’a plus besoin de l’instituteur truchement. Il a imposé son
discours et méprise les autres.
La pensée négativiste ne méprise rien, sauf les égos
surgonflés. C’est une pensée de l’erreur, plus encore de l’erreur créatrice,
une pensée qui valorise la création quel que soit le chemin choisi.
Surtout s‘il est solitaire. Le chemin du bélier est toujours
solitaire. Seuls les moutons, derrière, vont en groupe.
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