mercredi 15 août 2018

DISNEY GERE LES ZOOS

J’ai bien aimé l‘Ours. C’était ma période dorstienne.
Voilà qu’il revient sous la forme de chialeurs plaignant l’actrice principale « enfermée » depuis trente ans. Ce qui rouvre le énième débat sur les zoos. On peut réfléchir calmement ?

Passées les premières années de collectionnite et d‘exhibition, les zoos ont vite trouvé leur place scientifique. Ils aidaient à comprendre les comportements, ils protégeaient les animaux des aléas du monde et ils favorisaient la reproduction. Trois buts avec lesquels on ne peut qu’être d‘accord. Trois buts que des centaines de scientifiques partagent dans des centaines de jardins zoologiques et pour lesquels ils travaillent dur. En étant souvent incompris du grand public. Grand public qui ignore tout des problématiques de la conservation et de la protection. Enquillons les exemples :

Le cerf du Père David a été réintroduit en Chine d’où il avait disparu complètement grâce aux groupes d’élevage européens, notamment Woburn Abbey et la Haute Touche.

Le zoo de Gérald Durrell à Jersey conserve avec soin les espèces et sous-espèces d‘iguanes endémiques des Antilles, mais aussi des tamarins du Brésil et le Mainate de Rothschild.

Contrairement à ce qui est dit, l’orang outang n’est plus menacé. Il y en a des dizaines de groupes de reproduction dans le monde entier, génétiquement identifiés (à cause des sous-espèces). Total peut produire des tonnes d‘huile de palme, il y aura toujours des orangs dans le monde.

Alors, il est exact que l’Afrique abrite de moins en moins de rhinocéros blancs, mais il y en a de plus dans les zoos. Plus le stock invisible. Dès qu’ils le peuvent, les scientifiques congèlent le sperme des mâles et les ovocytes des femelles, vu que préserver une espèce, c’est surtout préserver son patrimoine génétique. Et peut être que protéger la biodiversité, c’est construire des chambres froides, pas des parcs nationaux. Pour les photos, c’est moins bien.

Parce qu’il faut pas rêver. Ce qui provoque les commentaires à la con, c’est la plume et le poil, pas l’écaille. La vieille ourse crée la  larme.. Pas l’alarme.

Tiens, en France métropolitaine, quatre espèces de vipères sont menacées dont la péliade et l’aspic. Tu peux toujours attendre la campagne de presse. Pareil pour les requins où une espèce sur trois est menacée. Tu peux attendre que Surfrider s’empare du problème !!

La protection de la Nature, l’écologie a changé de mains. Créée par les scientifiques, elle a été confisquée par les journalistes. Hulot a remplacé Dorst. On l’a offerte en pâture au grand public lequel est inculte et entend bien le rester car il n’aime que ses sentiments, hypertrophiés, et se méfie de son savoir, lacunaire. La protection de la Nature compte moins que le discours sur la Nature. La réalité, c’est que la vieille ourse, on s’en fout. C’est un grizzly et le grizzly n’est pas vraiment menacé. La vieille, elle a été logée et nourrie pendant trente ans pour rien. Le vrai scandale est là. Elle a pris la place d‘une espèce qui aurait pu être sauvée.

Tiens. Faudra parler des scorpions un jour. Surtout ceux de Reggane. Ça me permettra d’évoquer Claude Grenot.


Et donc, on en reparlera…

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