lundi 9 septembre 2019

FÉMINICIDE



Voici deux jours, toutes les chaines info consacraient la soirée à cet immense problème de notre temps : le féminicide.

Le mot est ignoré de Littré mais toute lectrice de Gala le connaît. Gala contre Littré, on n’ira pas plus bas.

Et donc sur les plateaux, ça pérorait, ça gazouillait, ça s’indignait,  bref ça féminisait à tous crins. Si on avait pu, on aurait sorti du formol l’icône des féministes momifiées, la vieille Gisèle Halimi.

Dans ce désordre de salle des profs, ne manquait qu’un acteur : l’homme. Ben oui, on faisait un procès mais la parole n’était pas à la défense. C’est la loi façon Schiappa. Où irait on si les accusés pouvaient se défendre ?

Et donc, moi, vieux et isolé, je vais faire le sale boulot, celui qui me vaudra l’anathème des bien-pensantes : rappeler que les assassins ne tuent pas par hasard et qu’il serait juste de démêler l’écheveau. Depuis trois ans, je parle avec plein de mecs et, logiquement, leurs histoires se ressemblent.

Dans une séparation, il y a deux morceaux, inégalement considérés. L’un des deux décide de faire exploser la famille. Dans mon panel, la séparation est majoritairement le fait de l’épouse mais je veux bien croire que mon panel n’est pas fiable. Ce que j’entends, ce sont des histoires de matous aux aguets, de départs inattendus, de désirs d‘une vie plus ceci ou moins cela. En face le discours est tranché. La femme se tire par la faute de l’homme, chargé de tous les pêchés. Incompatibilité d’humeur.

La famille ayant explosé, il faut assurer la vie de ses membres. La machine à tondre les mecs se met en route. Les décisions provisoires servent à ça. Privé de sa famille, le mec va se voir privé de ses revenus. Entrent dans le bal, les travailleurs sociaux (généralement des travailleuses), les auxiliaires de justice…. Tout se met en place pour la bascule du fric.

La justice y est régulièrement bafouée. Les décisions de justice peuvent être mesurées et, par exemple, conserver une autorité parentale partagée.  M’opposant au choix de la mère pour un établissement scolaire, je m’en ouvre à la psy chargée d’une mission éducative, laquelle rétorque que « les enfants vivant avec la mère, elle connaît mieux leur intérêt ».Concrètement, tout le monde se fout de mon  autorité parentale. J’ai écrit à l’établissement concerné pour rappeler que le choix maternel était illégal. Peine perdue. Le JAF peut prendre des décisions, tout le monde s’en branle.

L’homme qui a perdu sa famille, l’homme qui est dépouillé de son fric, perd également ses enfants, à tout le moins son autorité sur ses enfants. Il lui reste quoi de ce qu’il a voulu construire ? Un champ de ruines. La doxa « considérant » que la mère sait mieux, tellement mieux que deux mères c’est deux fois mieux, aide à dépouiller l’homme avec le concours d’auxiliaires sociaux sourds à tout argument adamocratique.

Il faut alors une vraie maîtrise pour résister à la violence. La plupart des types que j‘ai rencontrés sont au bord du pétage de plombs. J’ai un souvenir, précis et personnel, d’une convocation chez la juge où j’étais le seul homme au milieu d’une quinzaine de bonnes femmes. Ma parole était totalement dévalorisée, plongé que j’étais dans un gloubi-glouba pseudo sociologique, où la psychologie de BFM avait remplacé Lacan. Je baignais dans la mythologie de la mère construite par les nanas de Psy et Po, plus Psy que Po, pour annihiler Folcoche. Là, ta violence monte…..

La juge bêlait « l’intérêt des enfants » alors qu’elle ne pensait qu’à sa carrière, les travailleuses sociales emboitaient le pas alors qu’elles voulaient seulement s’assurer deux ans de revenus. Et moi, je regrettais d’avoir soutenu mes copines qui brûlaient leur soutien-gorge. Je pensais à les libérer alors qu’elle rêvaient de me détruire

Alors, oui, le mec qui cède à la violence, je le comprends. Sans l’approuver, mais je le comprends. Le système évocratique l’a enfermé dans ce qu’il voit comme une impasse. Il a tout perdu. Qu’a t’il encore à perdre ? Sa liberté ? Il n’en a plus. Ses revenus ? Ils sont confiscables à merci. Ses enfants ? Ils seront mis en famille d’accueil tant le père est considéré comme quantité négligeable.

Vous fatiguez pas les nanas. La messe est dite et vous avez construit un système qui détruit les hommes. Et donc, les hommes étant ce qu’ils sont, les féminicides continueront grâce aux résistants.

Réfléchissez. Déjà, en inventant ce mot stupide, vous avez ouvert la porte. Le Code Pénal punit l’Homicide qui est la mort d’un être humain, pas d'un homme. En parlant de « féminicide », vous instaurez le deux poids-deux mesures. La Justice y perdra ce que le vocabulaire y gagne.



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