dimanche 9 décembre 2018

ECONOMIE ET POLITIQUE

Je ne comprends pas qu’on se complique la vie avec des statistiques et des arguments sans intérêt. Otons tout vocabulaire qui pourrait fâcher.

Il y a deux sortes de pays :

A/ ceux où le politique commande à l’économique

B/ les autres qui font le contraire.

La plupart des commentateurs affirment que les autres sont mieux gérés, plus modernes, plus libres même. Donc rappelons deux faits :

1/ jusqu’à Giscard, la France était dans le groupe A où l’avait mis le programme du CNR. Tout allait bien, la croissance était là et le peuple vivait bien. Le seul bémol était l’inflation, maladie bénigne qui affecte essentiellement ceux qui possèdent l’argent, c’est à dire les banquiers.

2/ la première économie du monde, la Chine, est dans le groupe A ce qui plaide pour l’efficacité du modèle.

Quand le politique commande, il protège deux choses :

A/ les activités régaliennes, celles ont le peuple a besoin, comme la justice ou la santé

B/ le patrimoine de l’Etat

Ça, c’est le principe. Naturellement, quand l’économique commande, il ordonne au politique de lui céder les activités les plus rentables, les autoroutes, l’énergie ou le Loto. C’est, en général, camouflé sous de belles raisons mais le mécanisme ne change pas : on vend à vil prix une structure que la Nation a mis du temps à édifier. Depuis le début du siècle, l’abandon de souveraineté est le complice de ce qu’il faut bien appeler une forfaiture.

Ceci, le peuple le sait. Ou, à tout le moins, le sent. Il se demande pourquoi il paie des impôts. Pour équiper son pays, par exemple avec des autoroutes qui seront bradées quand elles seront rentables !!! Le peuple se sent cocu. Les exemples sont légion. Airbus est un autre cas.

Qu’importent les cas. Seul le système compte. Simple, rodé, accepté par tous les partis (dont le PS avec le gouvernement Jospin auquel appartenait Mélenchon, ne jamais oublier). L’impôt finance des équipements bradés ensuite par la privatisation.

Ce n’est pas une remise à plat fiscale qu’il faut. Simplement une mention dans la Constitution interdisant de vendre les biens de l’Etat. Encore que ça existe déjà : les Musées nationaux n’ont pas le droit de vendre les œuvres qu’ils conservent. On pourrait imaginer étendre la mesure et adapter l‘interdiction. Les juristes peuvent gamberger. Les actions sont des biens mobiliers comme les tableaux ou les meubles.
La première mesure de justice fiscale est que le peuple ne soit pas dépouillé de ce qu’il a payé avec ses impôts.

Ou avec son travail. C’était le but de la loi sur l’intéressement portée par les députés gaullistes de gauche et qui visait à une meilleure répartition du pouvoir dans les entreprises. Dès après son adoption, en 1974, le patronat s’est empressé de la vider de son sens. Jusqu’à réserver des actions pour les cadres, les stock options, afin de préserver la gouvernance grâce aux cadres, ces valets qui croient être des maîtres.

Dans l’esprit des législateurs de 1974, les salariés devaient être protégés par les syndicats de toutes ces dérives. Le plus souvent, les syndicats ont fait droit aux demandes de leur ennemi et ont laissé le pouvoir pour préserver les maigres avoirs.

Et les stipendiés de la démocratie hurlent ou bêlent pour réclamer le respect du vote. Le peuple sait également que le vote ne sera jamais respectable tant que son résultat dépendra des sommes investies. Le peuple sait que le vote n’est pas respectable tant que des astuces permettent de ne pas en tenir compte comme en 2005. Le peuple sait que le vote n’est pas respectable quand on peut ne pas en respecter les règles sans aucune sanction. Le peuple voit Nicolas Sarkozy jeter aux chiens les  résultats d’un référendum et doubler indûment les coûts de sa campagne, avant de bénéficier de tous les avantages réservés aux présidents à la retraite, poste qu’il a obtenu en trichant. Et vous demandez le respect du peuple !!!!

Le peuple sait bien qu’on le prend pour un con. Il a l’habitude. Il s’énerve seulement quand c’est trop.

Et là, c’est trop.

On en reparlera


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