mercredi 2 janvier 2019

MAURICE, MACRON, MAO

Nous en avons déjà parlé. La situation impose de recommencer.

Un peu d’histoire, d’abord. Après la Libération, les divers gouvernements s’empressent de mettre en œuvre le programme du Conseil National de la Résistance. Avec quelques grandes lignes : planification, intervention de l’Etat dans tout ce qui concerne la vie des citoyens : énergie, transport, banques, assurances. C’est le grand moment des nationalisations, mais aussi de l’installation du statut des fonctionnaires, conduit par Maurice Thorez, tout comme la construction de la sécurité sociale et la mise en place du système des retraites par répartition.

Personne ne peut discuter . Quelles que soient leurs orientations politiques, aucun des participants à cette œuvre ne peut être considéré comme un mauvais patriote, même pas Thorez qui, installé à Moscou, a servi pendant toute la guerre d’intermédiaire entre De Gaulle et Staline. Nous avions à la manœuvre d’authentiques patriotes, de réels combattants, unis dans la volonté de créer une Nation plus juste et plus forte. Ils ont su oublier leurs dissensions, gommer leurs différences. C’était le temps où un démocrate-chrétien comme George Bidault prenait place à côté de Maurice Thorez afin de décider ce qui était bon pour la France.

Le système a tenu plus de trente ans. Jusqu’à la sortie de De Gaulle. Jusqu’à cet étron majuscule que fut Giscard qui voulait détruire notre pays en l’offrant aux Américains avec l’aide d’étrons minuscules comme Bayrou ou Léotard. Ils l’ont fait en utilisant un mot dont nous aurions du nous méfier = Réforme.

Tous les imbéciles de tous les bords, journalistes sous-corticalisés, intellectuels autoproclamés, agents d‘assurance et guichetiers de banque se sont précipités sur ce mot de Réforme comme leurs ancêtres, minables, médiocres et à courte vue l’avaient fait en suivant Luther. Réformer la France ? Pourquoi ?

Pour la rendre moderne.

Mais qu’était ce donc que ce modernisme ?

Détruire l’œuvre de patriotes qui avaient montré leur amour de ce pays en offrant aux puissances d’argent les clefs de notre Nation. En commençant par notre avenir en détruisant la planification. Le Plan signifie que notre pays suit une direction qui est la sienne et celle de ses citoyens, pas celle de banquiers internationaux et apatrides qui pensent seulement à leurs résultats. (Je sais, « banquier apatride » est un qualificatif discutable, je l’assume. Je vis à Bayonne, patrie de Jacques Lafitte, l’un des créateurs de la Banque de France, banquier mais pas apatride).

En détruisant notre amour de notre territoire, ce qui signifie l’amour de ceux qui vivent avec nous, qui partagent notre terre et les bonheurs qu’elle offre.

Depuis quarante ans, nos gouvernants « réforment » : ils détruisent notre pays, ils bradent ce que nous avons bâti ensemble avec les structures du CNR. Macron a achevé le démembrement de la SNCF construite par le CNR. Il brade nos barrages. Et il va vendre la FDJ, héritière de notre Loterie Nationale. Il poursuit le travail de Giscard, de Mitterrand et des autres (Oui, Mélenchon, avec Jospin a vendu nos autoroutes).

Mais enfin, refuses tu le modernisme ?

Pas du tout. Simplement, je regarde.

Je regarde la Chine, première économie mondiale. La Chine qui suit le programme du CNR, avec un interventionnisme complet. Pour  le dire simplement, le gouvernement chinois a mis l’économie à la botte du politique et tout ce qui importe pour le citoyen dépend du gouverneament, pas des structures économiques (qui de toutes façons obéissent au gouvernement). Le modernisme, bande d’ignares, c’était le CNR, pas Giscard d’Estaing.

D’ailleurs, la Chine adopte la Sécurité sociale à la française quand le  Medef en dit pis que pendre. Qui est moderne ? Xi Jiping ou Roux de Mesburnes ? Remettez vos pendules à l’heure.

L’autre gérontophile, il veut préparer la transition écologique. Il le dit et tous les cons le croient. Pour ce faire, il remplace les trains de nuit par des autobus. Pour la Terre, il vaut mieux quelques dizaines de bus diesel que des trains électriques. Bon, on peut discuter sur les détails mais Hulot doit savoir. C’est même pour ça qu’il est parti.

« Modernisme » est comme une cape tendue aux yeux des trouducs qui se veulent modernes. Une cape qui cache l’assassinat des pauvres, action cachée depuis des décennies sous les falbalas de la communication.

Méééh bêle le Président. Les Français ont voté pour moi. Ça, c’est ce que tu crois. Les Français ne veulent plus de la fausse modernité. Ils ne veulent plus de faux changements. Ile veulent d’un système à leur service.

Comme tous les peuples, les Français veulent d‘un gouvernement à leur service. Merde ! T’es Président, pas bonniche en chef. Choisis mon grand. L’échafaud est au bout de ton choix. Et tu n’as plus que la parole.

Sauf que les mots, c’est de la merde. Ils te l’ont pas dit tes profs de com » ?




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